Archives • Avril 2012
Vendredi 6 avril 2012 - 17 H 47  | Aucune réaction pour l'instant
Retrouvez toutes les actualités de Denis Baupin sur son nouveau site Internet. Candidat sur la 10e circonscription de Paris pour les élections législatives de juin 2012, il vous donne rendez-vous à cette adresse :

http://denisbaupin2012.fr

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Jeudi 5 avril 2012 - 10 H 00  | Aucune réaction pour l'instant
PARIS - La ville de Paris a lancé un projet inédit de cadastre solaire qui consiste à déceler les niveaux d'ensoleillement des toits de la ville pour faciliter l'installation de panneaux solaires, a annoncé mercredi l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur). Cet outil, dont la réalisation a été confiée à l'Apur, consiste, à partir de la simulation du rayonnement solaire annuel, à visualiser le potentiel des surfaces bâties en renseignant sur leur niveau d'insolation et identifier les lieux propices à l'installation de panneaux solaires, a expliqué l'Atelier dans un communiqué. Concrètement, a expliqué à l'AFP Julien Bigorgne, ingénieur environnement à l'Apur, ce cadastre ressemblera à une photo aérienne de la capitale avec des dégradés de couleurs. Nous avons fait voler un avion muni d'un capteur permettant de reconstituer tous les volumes et élévations de Paris comme la Tour Eiffel. Puis, comme des météorologues, nous faisons tourner le soleil pendant un an - sur un ordinateur - et regardons les endroits de Paris qui ont pris le soleil et ceux les plus à l'ombre, a-t-il détaillé. Les Parisiens verront ainsi si leurs toits sont propices à l'installation de panneaux solaires, dans le but de déclencher aussi l'intérêt d'une copropriété pour ces équipements écologiques par exemple. Paris a un relief complexe où par exemple du sud au nord de Montmartre on ne prend pas le soleil de la même façon, a ajouté l'ingénieur. Le projet, a-t-on ajouté, entre dans le cadre d'un programme européen (Polis), qui a pour mission d'introduire une prise en compte des apports énergétiques solaires dans la planification urbaine. Ce cadastre est à la fois un outil technique et pédagogique, pour montrer qu'à Paris on n'a pas de pétrole mais on a de l'énergie!, a expliqué à l'AFP Denis Baupin, adjoint EELV en charge de l'environnement, qui a commandé ce projet. Il a aussi indiqué qu'à terme, l'objectif est de réaliser 200.000 m2 de panneaux solaires à Paris, notamment grâce à la halle Pajol (XVIIIe arr.) qui sera la première centrale solaire photovoltaïque de centre ville en France. Le cadastre solaire sera quant à lui disponible au public à l'automne 2012.  » Lire l'article
Mardi 3 avril 2012 - 17 H 09  | Aucune réaction pour l'instant
Communiqué de presse de Denis Baupin « Mardi 3 avril 2012 : 32ème jour de pic de pollution en Ile de France. Les 3,5 millions de Franciliens qui vivent dans un air toxique ne sont toujours pas libérés » Denis Baupin Maire adjoint de Paris en charge du développement durable, de l’environnement et du Plan Climat  » Lire l'article
Lundi 2 avril 2012 - 17 H 29  | Aucune réaction pour l'instant
EELV 13e et 14e vous invitent à débattre sur : Transports, habitat, consommation TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : une opportunité pour l'environnement, le pouvoir d'achat et l'emploi Réchauffement climatique, épuisement des ressources, risque nucléaire, la transition énergétique est aujourd’hui plus que nécessaire. C’est aussi une opportunité de justice sociale et économique : mettre fin à la précarité énergétique, redonner le pouvoir sur l’énergie aux citoyens et aux territoires, créer des emplois et développer les petites et moyennes entreprises… Tous ces enjeux sont au coeur de la réussite d'une transition douce et souhaitable. Nous vous invitons à venir en débattre avec nous, questionner et échanger sur l'avenir de l'énergie en France et dans nos arrondissements.

Pour en savoir plus denisbaupin2012.fr

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Lundi 2 avril 2012 - 15 H 49  | Aucune réaction pour l'instant

Pour la quatrième année consécutive, Paris s'est associée à l’opération « Earth Hour, 60 minutes pour la planète », lancée à l’initiative du WWF, pour inviter citoyens, pouvoirs publics, villes et entreprises à éteindre leurs lumières pendant une heure afin de lutter contre le changement climatique.

Entre 20h30 et 21h30, le samedi 31 mars, la Ville de Paris a éteint l’éclairage extérieur sur la plupart de ses monuments pendant une heure. Le signal de lancement de l'évènement fût donné symboliquement à 20h30 par Denis Baupin, adjoint chargé de l’environnement, du développement durable et du Plan Climat, en face de la Tour Eiffel dans les jardins du Trocadéro, aux côtés d’Isabelle Autissier, présidente du WWF et de Serge Orru, directeur du WWF.

© WWF Martin LEERS 2012

Rendez-vous également sur : www.earthhour.fr

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Vendredi 30 mars 2012 - 16 H 32  | Aucune réaction pour l'instant

Sensibilisation aux performances environnementales des bâtiments municipaux

Campagne DISPLAY®

http://www.display-campaign.org/

La sensibilisation aux économies d’énergie : un atout pour atteindre les objectifs du Plan Climat

Dans le cadre de son Plan Climat adopté en 2007, la Ville de Paris s’engage à réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre sur ses bâtiments publics de 30 % à l’échéance 2020.

Cet engagement implique de mettre en œuvre des mesures permettant de réduire le niveau des consommations des bâtiments municipaux et départementaux. Outre la rénovation et la réhabilitation thermique, des actions de sensibilisation à destinations des usagers de ces bâtiments sont à multiplier.

Les mesures visant à modifier le comportement des usagers peuvent conduire à une réduction de 10 à 15 % de la consommation d’énergie du bâtiment. Dans un contexte de hausse du coût de l’énergie, ce type d’actions concourt également à une baisse de la facture énergétique de la collectivité

Après avoir réalisé les Diagnostics de Performance Energétique (DPE) pour chaque établissement public, la Ville a souhaité déployer une communication particulière sur les consommations environnementales (énergie, CO2, eau) de ses bâtiments.

Description de la campagne Display® : outil d’information et de sensibilisation visant à modifier le comportement des usagers de bâtiments

Energy Cities, association qui rassemble les autorités locales européennes agissant pour une politique énergétique locale durable, a lancé la campagne Display® en 2003.

La Ville de Paris est membre de l’association depuis 2005 et s’investit dans l’échange d’expériences et le montage de projets pour renforcer le rôle des villes dans le domaine de l’efficacité énergétique et la promotion des énergies renouvelables.

A son lancement, la campagne Display® rassemblait 20 villes et 353 collectivités européennes. Aujourd’hui, on compte plus de 500 autorités locales de 32 pays : Londres, Helsinki, Bruxelles, Malmö… En France, 188 institutions et collectivités sont engagées : Grand Lyon, Nantes Métropole, Marseille, Montpellier… Depuis 2008, la campagne s’est élargie en mobilisant les entreprises privées, actuellement au nombre de 41.

Il s’agit d’une campagne de communication qui encourage toute autorité locale à afficher les performances énergétiques et environnementales de ses bâtiments publics (énergie, CO2 et eau).

Son principal intérêt est d’offrir une visibilité aux efforts de maîtrise de l’énergie entrepris par la Ville et qui sont « invisibles ». Elle offre un support à l’efficacité testée par de nombreuses municipalités pour informer et sensibiliser les usagers, les habitants, les parents... Elle peut également servir de moteur à la réalisation de travaux.

La campagne Display® se concrétise par la création d'un poster qui prend la forme de l’étiquette énergie des appareils électroménagers, plus accessible et compréhensible que l’affiche réglementaire.

A cet affichage, qui peut se faire sur ou dans le bâtiment choisi (en façade, sur le parvis, dans le hall…), est associée une sensibilisation des agents et des citoyens aux économies d’énergie et d’eau, par la réalisation d’animations, de formations, d’évènements ludiques…

Le poster peut être affiché dans tous les types de bâtiments municipaux et départementaux : mairies, écoles, établissement culturels, de santé, de sports…

Chaque affiche donne une estimation des consommations du bâtiment mais incite également les usagers à modifier leurs comportements et met en valeur les éventuels travaux effectués dans les bâtiments ou ceux à venir.

Sensibilisation aux gestes simples qui aident à réduire la consommation d’énergie et d’eau du bâtiment sans perte de confort !

  • Eteignez toujours la lumière en quittant une pièce
  • Pensez à fermer les portes pour éviter les pertes de chaleur
  • Eteignez vos appareils de bureau en partant le soir
  • Signalez à l’équipe de maintenance toute fuite d’eau

Solutions techniques pour faire des économies d’énergie :

  • Isolation du bâtiment,
  • Modernisation de l’éclairage,
  • Changement des fenêtres,
  • Fixation de la température à 19°C…

La campagne Display® en action à Paris : engagement des mairies d’arrondissement

A Paris, 4 mairies d’arrondissement (12e, 13e, 14e, 18e) s’engagent à afficher leurs consommations environnementales et à réaliser des actions pour sensibiliser les agents et les parisiens.

Certaines ont fait le choix d’afficher le poster en façade de la mairie, comme le 18e arrondissement (voir photo), d’autres préfèrent le présenter dans l’entrée ou le hall de la mairie.

En parallèle à cet affichage, plusieurs mairies organiseront des évènements de sensibilisation à destination de agents de la mairie et/ou du grand public. Ils pourront prendre la forme de réunions d’information, de communication sur les sites des mairies, de diffusion des éco-gestes…

Deux autres mairies rejoindront prochainement la campagne : celles des 2e et 6e arrondissements.

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Communiqué de presse de la ville de Paris

Semaine du développement durable : Paris sensibilise les usagers aux économies d’énergie au sein de ses bâtiments

Comme chaque année, la Ville de Paris se mobilise dans le cadre de la Semaine du développement durable. Du 1er au 7 avril 2012, plusieurs initiatives seront menées, dont le lancement de la campagne Display® dans plusieurs Mairies d’arrondissement : les 12e, 13e, 14e et 18e. D’autres mairies s’impliqueront prochainement dans ce dispositif de sensibilisation.

Cette campagne de communication lancée par Energy Cities en 2003 encourage toute autorité locale à afficher les performances énergétiques et environnementales de ses bâtiments publics (énergie, CO2 et eau), en utilisant le modèle connu du public de l’étiquette énergie des appareils électroménagers.

Aujourd’hui, Paris rejoint les 500 collectivités locales européennes déjà engagées dans Display® dont l’objectif est d’offrir une visibilité accrue aux efforts de maîtrise de l’énergie et de consommation d’eau qui sont par nature « invisibles ».

En affichant les consommations de ses propres bâtiments, la Ville souhaite se montrer exemplaire en matière de sensibilisation des Parisiens et de ses agents aux économies d’énergies et d’eau, sachant que le comportement des usagers peut conduire à une réduction de 10 à 15 % de la consommation d’énergie du bâtiment.

Par ailleurs, la Ville propose des activités gratuites sur les thèmes de l’éco-mobilité, des éco-gestes, des déchets, de la consommation et de l’alimentation durables. Plusieurs événements, animations, conférences et tables rondes, ateliers, projections, pour tous les publics sont organisés par les mairies d’arrondissement, l’Agence parisienne du Climat mais aussi les associations et les centres d’animations.

Le programme complet de la Semaine du développement durable est à retrouver sur www.paris.fr, rubrique environnement : http://www.paris.fr/accueil/environnement/semaine-du-developpement-durable/rub_9654_actu_113427_port_23775

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Vendredi 30 mars 2012 - 09 H 55  | Aucune réaction pour l'instant
Par Laure FILLON et Anthony LUCAS

PARIS, 29 mars 2012 (AFP) - La répétition de pics de pollution autour des grandes agglomérations françaises soulève la question de l'importance du diesel dans le parc automobile, conséquence d'une fiscalité avantageuse mais à l'origine de polluants particulièrement dangereux pour la santé.

"La pollution de l'air qu'on connaît en Ile-de-France, et ailleurs, est due au fait que la France a le parc automobile le plus +diésélisé+ du monde", accuse Denis Baupin, maire-adjoint (EELV) de Paris en charge de l'environnement.

Réputé meilleur pour le climat que le moteur à essence en générant moins de CO2 au kilomètre, le diesel présente d'autres inconvénients.

Le trafic routier génère environ 45% des particules fines présentes dans l'air francilien, selon une étude de l'association de surveillance de l'air Airparif. Ces polluants proviennent pour moitié des pots d'échappement des particuliers roulant au gazole.

Le diesel émet par ailleurs un gaz, le dioxyde d'azote (NO2), responsable de maladies respiratoires et cardio-vasculaires.

"Les technologies qu'on met en place sur les filtres à particules produisent plus de dioxyde d'azote", souligne Karine Léger, adjointe au directeur d'Airparif.

Le diesel a explosé en France: il équipe près de 60% du parc automobile aujourd'hui, contre à peine plus du quart en 1995.

"L'élément majeur, au-delà d'une consommation un peu inférieure, reste le coût du gazole, qui est moins cher que l'essence à la pompe", rappelle Bertrand Rakoto, analyste du cabinet spécialisé Polk.

"Véritable coût"

Bien que plus coûteux à produire, le gazole sort moins cher à la pompe grâce à une fiscalité allégée mise en place par l'Etat français depuis des décennies.

Les constructeurs, PSA Peugeot Citroën en tête, en ont profité. Ils "ont investi massivement dans la recherche sur les moteurs diesels. Comme il était important de les vendre, ils ont beaucoup développé ce marché", selon M. Rakoto.

Peu à peu des progrès ont été faits en matière de performance et de "propreté" avec des systèmes de filtration de plus en plus efficaces pour éliminer les fumées noires crachées par les pots d'échappement. Et se conformer à des normes européennes de plus en plus exigeantes.

La France, dans le contexte du Grenelle de l'environnement, a par ailleurs pris des mesures supplémentaires visant à favoriser l'achat de véhicules plus "propres", mais le seul critère retenu a été celui des émissions de CO2.

Résultat: "Le cumul du bonus malus et de la prime à la casse ont incité les gens à acheter des petites voitures diesels", souligne le porte-parole du Comité des constructeurs français d'automobile (CCFA), François Roudier.

Le bonus malus a d'ailleurs été récemment critiqué par la Cour des comptes, pour son coût, mais aussi "son bilan environnemental contesté".

"Cette mesure repose en effet sur le seul objectif de diminution des rejets de gaz carbonique, qu'il remplit imparfaitement, sans prendre en compte les émissions d'autres polluants, tels que le dioxyde d'azote, les particules fines ou les oxydes d'azote", a souligné en janvier le premier président de la Cour, Didier Migaud.

"Il faut que l'automobiliste paie le diesel à son véritable coût", réclame Michel Dubromel, de France Nature Environnement (FNE). Cette fédération (3.000 associations) souhaite que les diesels les plus nocifs fassent partie des véhicules exclus des villes à l'occasion de l'expérimentation, à partir de 2013, de zones réglementées dans huit agglomérations françaises.

Grâce à cette mesure, la France espère enfin améliorer la qualité de son air et échapper aux lourdes amendes dont la menace la Commission européenne.

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Vendredi 30 mars 2012 - 09 H 54  | Aucune réaction pour l'instant

NouvelObs - 29 mars 2012

Ce jeudi encore, un nouveau pic de pollution est enregistré en Ile-de-France. Parmi les fautifs : le moteur diesel. Débat entre un pro et un anti-voiture, Bernard Darniche et Denis Baupin.

Le seuil d'information et de recommandation pour les particules fines, émises notamment par les véhicules diesel, est une fois de plus atteint dans l'agglomération parisienne ce jeudi 29 mars, selon l'association de surveillance de la qualité de l'air Airparif. C'est la 27e fois depuis le début de l'année que ce niveau, qui s'accompagne de recommandations pour les personnes vulnérables, est atteint.

Le "seuil d'alerte", au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé, a quant à lui été dépassé le week-end dernier en Ile-de-France, pour la quatrième fois depuis le début de l'année. Il a entraîné des mesures de réduction de la vitesse maximale autorisée.

"Réagir c'est bien, anticiper serait encore mieux", a souligné dès le 24 mars Denis Baupin, maire-adjoint EELV de Paris en charge de l'Environnement. Pour imaginer l'avenir, il s'entretient avec l’ancien champion de rallye Bernard Darniche.

Le prix de l’essence flambe, le diesel pollue, mais la voiture électrique n’a toujours pas fait ses preuves…

Denis Baupin – Elle fonctionne bien pour les pour les flottes captives, d’entreprises. Pas pour les usages individuels.

Bernard Darniche - Pendant deux ans, Jean-Louis Borloo, qui avait besoin de communiquer, nous a fait croire qu’on pourrait tous rapidement rouler en électrique. Mais il y a trop de limites techniques non résolues : sur les batteries, sur le poids des voitures… Il a pris le risque de créer une déception terrifiante.

Pour ma part, comme je n’ai pas envie de tomber en panne, j’ai roule en Opel Ampera (General Motors) : une voiture à propulsion uniquement électrique, mais qui embarque un petit générateur thermique pour produire de l’électricité. Il permet de gagner 500 km supplémentaires d'autonomie en consommant très peu. Et comme je ne trouve aucune borne de rechargement, je l’utilise beaucoup !

D’autant plus que cette voiture a théoriquement 80 km d’autonomie, mais seulement 40 km en réalité. Par grand froid, je perds 35% ! Sans compter le chauffage, les essuie-glaces... La deuxième génération de générateurs d'appoint est déjà en préparation, avec des petites turbines à gaz encore plus économes.

Rouler au gaz, vous y croyez ?

B. Darniche – On en est encore loin. Pendant sept ans, j’ai été l’ambassadeur pour Gaz de France de l’arrivée du gaz naturel comme énergie automobile. J’imaginais un remplissage à domicile, une forte réduction de la consommation, des prix, des coûts de distribution… Je n’avais pas compris que ce n’était pas du tout la priorité de GDF !

Ils s’occupent des gazinières, des chaudières, sans chercher à aller dans le bon sens dans le secteur automobile. Et il n’y a pas de gouvernance pour leur dire de le faire. Au moment du Grenelle de l’environnement, alors que je me croyais sur un boulevard, GDF a décidé de tout arrêter.

D. Baupin - Ils commencent à bouger. L’utilisation du gaz dans l’automobile est d’autant plus pertinente qu’on sait faire du gaz renouvelable, c'est-à-dire un gaz naturel produit à partir de la décomposition de déchets, et qu'on transforme pour aboutir à des carburants automobile. Ce biogaz émet peu de particules fines. Tous les pays s’y intéressent.

B. Darniche - Il n’y a qu’en France qu’on roule à 80% au gasoil ! A Tokyo, tout est blanc, nacré… Parce qu'il n’y a pas de véhicule diesel ! J’ai demandé au chairman de Toyota, Fujio Cho, pourquoi il fabriquait des véhicules diesel. Réponse : "On en fabrique, vous en achetez…"! On parle de particules fines pour ne pas faire peur. Mais on pourrait parler de suie noire diesel.

D. Baupin - Les Verts pointent depuis longtemps le problème de la pollution aux particules fines. Une catastrophe environnementale et sanitaire : 40.000 personnes en meurent chaque année prématurément en France. Ceux qui vivent à Paris auront six mois de durée de vie en moins. Parce que la fiscalité a favorisé pendant des décennies le diesel.

Peut-on vraiment réduire le diesel ?

D. Baupin - Il faut gérer la transition, c’est le plus difficile. Il faut supprimer les avantages fiscaux du gazole pour inciter à la mutation. Et il faudra, c’est certain, gérer les conséquences sociales, ce qui est toujours le plus compliqué. Voyez avec la mise en place des Zones d'action prioritaires pour l'air(ZAPA). Comment faire ? Il s’agit d’instaurer un système de pastilles sur les véhicules diesel, les autorisant ou non à circuler en ville. Mais ce système se superpose à un autre, de bonus-malus sur les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Ce n’est pas cohérent. Il faut introduire les particules fines dans le bonus-malus et les GES dans les vignettes ! Sans quoi on risque d’avoir une double catégorisation et des choses inacceptables pour la population, comme l’interdiction à Paris des vieilles voitures de banlieue mais l’autorisation des 4X4 !

Malheureusement, on se retrouve face à des technocrates qui y voient deux sujets différents. Et ne pensent pas aux contreparties : plus de transports collectifs, des lignes de bus express sur l’A86, des dérogations pendant quelques années pour les voitures avec trois passagers…

Les normes européennes sur les voitures ont quand même eu des effets positifs…

D. Baupin - Depuis vingt ans, on a certes diminué la consommation de carburant mais en même temps, les voitures sont de plus en plus lourdes, de plus en plus équipées en électronique…

B. Darniche - Elles sont plus protectrices pour les individus. Mais un véhicule de ville a-t-il besoin des mêmes règles qu’un véhicule de route ?

D. Baupin - Les nouveaux modèles protègent ceux qui sont dedans mais beaucoup moins ceux qui sont à l’extérieur ! Et plus on construit des véhicules qui vont vite, plus il faut des équipements de sécurité pour absorber les chocs à cette vitesse. Faut-il rouler à 130 km/h quand le prix du pétrole augmente, ou faut-il accepter de se déplacer moins vite ? On pourrait concevoir des véhicules pour la ville plus petits, plus légers, qui roulent à 60 km/h... Notre système amène à construire des véhicules inadaptés aux besoins des automobilistes.

Morgane Bertrand
Par Morgane Bertrand Journaliste Société Planète
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