Archives • Décembre 2011
Mercredi 21 décembre 2011 - 11 H 39 | Aucune réaction pour l'instant
Visite de la centrale nucléaire de Nogent sur Seine le 21 décembre 2011, organisée par la Ville de Paris avec plusieurs élus parisiens.
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Jeudi 15 décembre 2011 - 18 H 43 | Aucune réaction pour l'instant
Conseil de Paris des 12, 13 et 14 décembre
Intervention sur la délibération : Signature avec le Syndicat Mixte Autolib' d'une convention portant sur la contribution de la Ville de Paris aux dépenses d'investissement au profit du service public de location de véhicules électriques en libre service dans les parcs de stationnement parisiens.
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Jeudi 15 décembre 2011 - 16 H 51 | Aucune réaction pour l'instant
AFP - 15/12/2011
Réaction à la condamnation jeudi de Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris :
"C'est une bonne nouvelle que la justice confirme ce que nous disions depuis de nombreuses années, qu'il y avait eu à Paris des pratiques frauduleuses".
"Le regret, c'est qu'elle le dise si tard. Cela ne permet pas d'avoir un impact sur la vie politique, alors que ce que démontre ce procès, c'est que ce président aura beaucoup triché avec les règles pour se faire élire. Ca en dit long sur les pratiques de ce camp politique pendant des années pour accéder au pouvoir".
» Lire l'articleLundi 12 décembre 2011 - 12 H 56 | Aucune réaction pour l'instant
La 17eme conférence de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques s’est achevée ce matin. Le texte adopté est en dessous du minimum acceptable, tout juste sauve t-on un Protocole de Kyoto vidé de ses acteurs principaux et le principe de continuer à travailler sur un nouvel instrument légal. Pour Eva Joly, candidate Europe Ecologie – Les Verts à l’élection présidentielle :
« C’est un échec collectif des dirigeants mondiaux. A cause leur incapacité à s’accorder depuis Copenhague, nous vivons un moment dramatique, le danger climatique grandit. »
Certains pays portent une lourde responsabilité, en particulier les Etats-Unis. Si l’Union Européenne a eu un comportement positif, elle doit résister aux tentations de maquiller ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre, en renonçant à ses « droits d’émission » passés.
« L’Europe doit renforcer son ambition climatique. J’appelle tous les candidats à la présidentielle à s’engager sur un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre françaises de 30% d’ici 2020. »
L’incapacité à transcender les intérêts particuliers de certains grands états ou acteurs économiques détruit peu à peu la mobilisation internationale sur le climat. Nous sommes très loin de l’engagement de stabilisation du réchauffement à +2°C. Les scientifiques, les ONG, les fédérations de gouvernements locaux, la mobilisation citoyenne… rien ne semble pouvoir sortir la négociation Climat de l’ornière depuis Copenhague.
« Le processus de négociation ne va pas assez vite pour faire face à l’urgence climatique. Le nier n’est pas la solution et nous condamnerait à la désespérance des peuples. Il est encore temps : la Convention climat de l’ONU est née en 1992 à Rio. En juin, vingt ans après, les dirigeants du monde y ont de nouveau rendez vous. Après Durban, il faut un sursaut citoyen pour que Rio+20 retrouve l’esprit de Rio »
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Lundi 12 décembre 2011 - 12 H 53 | Aucune réaction pour l'instant
Le 8 décembre 2011
Alors qu'EELV pourrait entrer en force à l'Assemblée nationale en 2012, plusieurs ouvrages interrogent les finalités politiques de l'écologie.
Une fillette sur les épaules de son père lors d'une manifestation le 16 décembre 2009 au sommet de Copenhague. La mégaconférence pour le climat s'était révélée un échec.
L'écologie politique veut changer le monde, mais elle n'est encore qu'une ado dans l'histoire des idées : une grosse génération à peine s'est écoulée depuis la première apparition électorale d'un écologiste – René Dumont, candidat à la présidentielle de 1974. Avec une question qui n'a pas perdu de sa pertinence en 20 Il : « Faut-il écologiser la politique ou bien politiser l'écologie '! » Choisir d'implanter l'écologie dans l'ADN des partis (de gauche comme de droite) ou en faire un projet politique à part entière ? Deux exemples récents illustrent cette alternative. D'abord, le trait tiré sur la politique par Nicolas Hulot, de retour fin novembre dans sa fondation après avoir brigué en vain l'investiture d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) pour la présidentielle de 2012. Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie et secrétaire général adjointe de l'UMP, livre sa lecture le 22 novembre, lors d'une convention de l'UMP : « C'est bon pour l'écologie, c'est bon qu'il reste là. Si les Verts n'en veulent pas, je crois que tous les Français en veulent! » La place de l'écologiste le plus populaire du pays serait donc hors de l'arène politique.
Dans le même temps, EEL V signe un accord électoral avec le PS pour les législatives de l'an prochain, quitte à saper la campagne de sa candidate Eva Joly : si la gauche l'emporte, EEL V pourrait être la troisième force politique de l'Assemblée nationale avec une trentaine de députés. Une première et un gain significatif d'influence politique pour l'écologie. Alors que la crise écologique est désormais largement reconnue, la voie de l'écologisation de la politique a montré ses limites : l'écologie n'a jamais constitué qu'une excroissance mal assumée dans le corpus des partis traditionnels, la greffe « transgénique » n'a pas eu lieu. Les socialistes font toujours semblant, la droite lance un Grenelle sans les politiques et le piétine quelques mois plus tard, car « l'environnement, ça commence à bien faire » , explique Nicolas Sarkozy. Aussi, depuis trois ans, la France assiste à une politisation marquée de l'écologie : EELV a pris son essor (en 2008), rejoint par de nombreux acteurs dans l'espoir que la voie des urnes et l'exercice du pouvoir politique, du local au national, puissent enfin donner des résultats.
Trois ouvrages parus récemment, et dont les auteurs sont convaincus de la pertinence de cette poussée historique, passent donc à la question suivante : « Où vont les écologistes en politique, à quoi servent-ils ? » Fin observateur de la mouvance écologiste, le sociologue Erwan Lecoeur situe son propos (1) à la charnière du 13 novembre 2010, date de naissance officielle d'EELV : peut-être une étape décisive de la construction de l'écologie politique, marquée par des hauts et des bas continus, des intuitions fructueuses et des indécisions. Pourquoi cette trajectoire atypique, cette difficulté chronique à capitaliser dans les urnes la sympathie croissante de l'opinion pour les idées de l'écologie ? C'est, dit-il, parce qu'elle se refuse à adhérer aux schémas classiques qui structurent le débat politique en France, polarisé par l'affrontement gauche-droite. Du « ni-ni» du début des années 1990 d'un Antoine Waechter refusant toute alliance avec d'autres partis, on est passé à l'affirmation d'un « au-delà » plus mûri.
L'écologie, soutient Erwan Lecoeur, s'affirme comme une pensée « de la rupture », refusant d'être assujettie au diagramme politique bipolaire en vigueur. Le mouvement ouvrier, en son temps, n'avait-il pas été sommé de se définir par rapport aux monarchistes et aux républicains ?, rappelle Alain Lipietz, un des penseurs de l'écologie politique (2).
Erwan Lecoeur nourrit son propos de fragments d'entretiens réalisés avec José Bové, Cécile Duflot, Daniel Cohn-Bendit (EEL V) et Corinne Lepage (CAP 21), acteurs aux parcours très divers, mais dont l'engagement soutient une vision de l'écologie comme « politique de civilisation » dont le siècle serait arrivé.
C'est aussi le sentiment de Denis Baupin, maire adjoint de Paris et cadre d'EEL V. Il publie un ouvrage de réflexions personnelles (3) sur la démission des politiques face à la crise planétaire et le rôle des écologistes pour en sortir. Son point de départ l'échec de la mégaconférence sur le climat de Copenhague, fin 2009 (l'auteur n'aura pas une ligne à retrancher quand celle de Durban sera conclue vendredi 9 décembre) : les chefs d'État coincent parce qu'aucun n'a le courage de renoncer au modèle économique libéral planétaire, le véritable fauteur de troubles. C'est « croissance et compétition» plutôt que « partage et solidarité » - et la gauche est mise dans le panier. « Dans la chaîne qui va du diagnostic à la solution, les politiques constituent le mail/on faible », soumis aux lobbies, manquant de vision.
Denis Baupin avance l'idée que « l'homo ecologicus » est un politique mieux équipé que les autres dans cette époque si particulière, parce qu'il est mu par une conviction à large champ philosophique, géographique et temporel (la vie sur l'ensemble de la planète et pour les générations futures), et par la nécessité impérieuse d'agir: le temps qui passe sans rien faire aggrave la crise. Vision et pragmatisme, donc : voilà quelle serait la valeur ajoutée des écologistes en politique. Valorisant discrètement son bilan et postulant à une circonscription législative gagnable en 2012, Denis Baupin déroule ses convictions en forme de programme : mutation industrielle et énergétique, révolution vers une économie durable, promotion d'un humanisme dépouillé de la surconsommation, vision planétaire de la solidarité et de la justice, stratégie de transition pour la société ... Il y faudra du « courage» ... et des discours moins anxiogènes, reconnaît l'auteur, car ceux-ci sont en partie responsables d'une séduction limitée de l'écologie politique sur l'électorat.
Wilfrid Séjeau et son complice Erwan Lecoeur ne le contrediraient pas, eux qui se sont essayés à une pédagogie accessible en prenant au mot la politologie de comptoir qui accable les écolos « dans les dîners du samedi soir (4) » : « L'écologie, ça ne devrait pas être de la politique » ; « Entait. vous êtes de gauche ... » ; « Vous n'avez pas de programme économique et social, vous n'êtes pas crédibles » ; « Ça ne sert à rien de voter pour vous, vous ne serez jamais au pouvoir » ... Les réponses sont détendues, voire défoulées, mais tout à fait solides. Ça tient dans la poche, pour réviser en cuisine avant l'apothéose lâchée au dessert par la tête à claques de service : « De toute façon, tout ça c'est de la connerie ! »
(1) Des écologistes en politique, Lignes de repère, 225 p., 18 euros.
(2) Notamment Qu'est-ce que l'écologie politique?, La Découverte, 1999.
(3) La planète brûle, où sont les politiques ?, Hoëbeke, 300 p., 19,50 euros.
(4) Petit Bréviaire écolo, Les Petits matins, 160 p., 6 euros.
Patrick Piro » Lire l'article
Jeudi 8 décembre 2011 - 13 H 54 | Aucune réaction pour l'instant
À l'occasion de l'assemblée générale d'Airparif, nous avons appris que, sur décision du ministère de l'écologie, les données sur la qualité de l'air de la station de mesure de la 'Porte d'Auteuil' (située à proximité du périphérique parisien), bien que techniquement valables, sont exclues de l'ensemble des données nationales transmises à l'échelon européen. De même, les niveaux de pollution que cette station enregistre ne sont plus pris en compte dans le déclenchement des procédures d'alertes à la pollution destinées à prévenir les Franciliens.
Prise sous couvert de la non accessibilité au public de cette station (critère pseudo-juridique sans aucun lien avec la qualité de l'information récoltée), cette décision déclasse l'unique station de surveillance du périphérique parisien dont la pollution expose directement plus de 200.000 habitants et les centaines de milliers d'usagers qui l'empruntent.
Au moment où la France va être condamnée pour non respect des valeurs réglementaires européennes de qualité de l'air, c'est un bien mauvais signal, et un recul de la capacité de notre territoire à anticiper et traiter les pics de pollution.
Ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on traitera le problème de la pollution de l'air.
Face à cette situation, sur notre insistance, l'assemblée générale d'Airparif a tenu à rappeler l'importance du maintien de la qualité de son réseau, et en particulier le maintien de la surveillance à proximité du périphérique, par la station Porte d'auteuil et par l'ouverture prochaine d'une seconde station à proximité de cet axe majeur de circulation.
Denis Baupin, Maire adjoint de Paris
Hélene Gassin, Vice Présidente à la région IDF » Lire l'article
Mardi 6 décembre 2011 - 17 H 46 | Aucune réaction pour l'instant
Invités:
• Denis BAUPIN, adjoint au maire de Paris
• Yves CONTASSOT, conseiller de Paris
Date de parution: 06.12.2011
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
En France, on en vient à cette opération Autolib' à Paris. L'audacieux
pari électrique de Vincent BOLLORÉ et Bertrand DELANOË.
BENEDICTE LE CHATELIER
C'est parti depuis minuit, tout juste quelques minutes, le système de
voitures électriques en libre-service est donc ouvert. Ca commence dans la
capitale et on va rejoindre du coup Nicolas HERBEAUX qui est près de l'hôtel
de ville. Bonjour Nicolas. Vous êtes donc à cette inauguration.
NICOLAS HERBEAUX
Bonjour!
BENEDICTE LE CHATELIER
Alors comment ça marche Autolib' ?
NICOLAS HERBEAUX
Eh bien pour pouvoir l'utiliser, Bénédicte, Jean-François, il va falloir tout
d'abord eh bien s'abonner. Pour cela, vous devez aller sur le site Internet
d'Autolib', autolib.eu ou alors dans les espaces, il en existe 40 dans la capitale
et en banlieue proche. Pour pouvoir donc vous abonner, il vous faudra trois
documents: le permis de conduire, une pièce d'identité et votre carte bleue et
dans cet espace, vous serez mis en liaison par visioconférence avec un
opérateur et c'est là que vous devrez faire choisir eh bien votre formule
d'abonnement: 10 euros pour toute la journée, 24 heures donc, ou encore 144
euros pour toute l'année et ensuite, vous paierez chaque demi-heure utilisée
pour la voiture entre 7 et 5 euros. A partir donc de tout à l'heure, vous pourrez
prendre l'une des 250 voitures qui est mise en circulation aujourd'hui avec votre
abonnement. Vous pourrez parcourir 250 kilomètres, c'est l'autonomie de cette
batterie, de cette voiture électrique et ensuite, eh bien vous pourrez la reposer
dans n'importe quelle station, il en existe 250 à l'heure actuelle dans Paris et
dans les 40 communes qui sont partenaires de ce dispositif.
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
Nicolas, dans quelle ambiance, a été lancée cette opération Autolib' ?
C'était il y a presqu'un quart d'heure maintenant?
NICOLAS HERBEAUX
Ils sont encore en train de parler derrière moi, Jean-François, à l'heure
où je vous parle, une ambiance évidemment importante puisqu'ici, on nous
présente cette nouveauté comme une première mondiale. Vincent BOLLORÉ,
le patron du groupe BOLLORÉ, qui a conçu cette voiture et cette batterie nous
disait que toutes les villes européennes notamment avaient les yeux rivés sur
Paris qui teste grandeur nature le partage de la voiture électrique, une première
donc dans le monde entier et puis, le maire de Paris, Bertrand DELANOË, qui a
également voulu insister sur la liberté de choix des citadins dans la ville dans
une ville où il y aura selon lui eh bien moins de voitures stationnées, donc moins
d'embouteillages et moins de pollution. A terme, si le projet va évidemment
jusqu'à son terme, eh bien, il y aura dans quelques mois 3 000 véhicules dans
tout Paris et dans la proche banlieue et 1 600 stations.
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
Merci Nicolas!
BENEDICTE LE CHA TEL/ER
Voilà pour le mode d'emploi! Merci Nicolas!
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
Absolument!
BENEDICTE LE CHA TEL/ER
Alors, on va parler avec Denis BAUPIN, bonjour.
DENIS BAUPIN
Bonjour!
BENEDICTE LE CHA TEL/ER
Vous nous avez rejoints sur le plateau, vous êtes adjoint au maire de
Paris. Votre sentiment, vous, sur le système Autolib' qui est très critiqué quand
même, on va y venir?
DENIS BAUPIN
Nous, on l'a dit dès le départ; on est favorable à l'idée de partager les
voitures: Ca, c'est une bonne chose. Simplement, il existe aujourd'hui à travers
le monde en pleine ville en France, y compris déjà à Paris, des services qui
s'appelle l'autopartage, c'est-à-dire que vous vous abonnez et vous prenez une
voiture de temps en temps et puis, vous la ramenez à votre point de départ !
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
Ca marche moyen ça !
DENIS BAUPIN
Ca se développe beaucoup ailleurs. A Paris, ça a été retardé puisque
depuis trois ans évidemment avec l'idée de lancer Autolib', le système n'a pas
été développé au niveau où il aurait pu l'être. Si on avait mis les moyens que
l'on met aujourd'hui sur Autolib' sur le développement de l'autopartage, il y
aurait énormément d'abonnés. A Londres, il y a 80 000 abonnés par exemple.
BENEDICTE LE CHA TEL/ER
Parce que là, Autolib', on ne le ramène pas au point de départ ?
DENIS BAUPIN
Exactement et ça change complètement la conception du système;
c'est-à-dire qu'avec l'autopartage, la voiture, c'est en quelque sorte la voiture balai,
celle que vous utilisez quand vous ne pouvez pas faire autrement.
D'habitude, vous prenez les transports collectifs, le Velib' et là, avec Autolib',
vous avez un risque que des gens qui aujourd'hui sont des utilisateurs de
transports collectifs ou de Velib' disent « puisque j'ai payé un abonnement, il
faut que je le rentabilise ...
BENEDICTE LE CHA TEL/ER
Et prendre la voiture.
DENIS BAUPIN
Et utiliser régulièrement la voiture. Donc vous avez une conséquence qui
risque d'être une utilisation accrue de la voiture et par ailleurs, comme vos
voitures vont se retrouver un peu partout dans les stations, vous avez de temps
en temps besoin de les ramener comme ça se passe pour Velib' aujourd'hui. Et
la différence, c'est que les Velib', vous en mettez 20 sur un camion. Là, les
Autolib', vous allez avoir un chauffeur à chaque fois qui va ramener les voiture.
Donc ça coûte extrêmement cher.
BENEDICTE LE CHA TEL/ER
Il faut avoir des stations plus libres, des placiers, quoi parce que les
stations, ce ne sera pas comme sur les Velib' où il y a 30 places de vélo, c'està-
dire qu'une station d'Autolib', il y a cinq places quoi!
DENIS BAUPIN
Oui maximum! Et donc vous allez avoir des placiers comme vous dites
ou des jockeys - c'est comme cela qu'on les appelle - qui vont ramener les
voitures et ça va coûter extrêmement cher. Le système d'autopartage est
aujourd'hui un système qui est connu comme étant à peu près équilibré
économiquement et encore, c'est tendu mais avec Autolib', ça va coûter
beaucoup plus cher. Même BOLLORÉ dit que peut-être au bout de la 7ème
année, il finira par équilibrer son système. Et donc pourquoi est-ce que l'on
prend autant de risques alors que l'on pourrait développer un système
d'autopartage facilement sur la ville?
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
Alors, on va écouter le maire de Paris, Bertrand DELANOË, qui
s'exprimait ce matin sur ce grand projet et puis on vous écoutera Yves
CONTASSOT.
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
Yves CONTASSOT, on veut la disparition totale de l'automobile ou pas?
C'est ce que dit Bertrand DELANOË. Il faut garder un peu de voitures quand
même!
YVES CONTASSOT
Non mais c'est sa caricature habituelle. Donc on n'est pas très surpris de
son discours. Qu'il faille des voitures, personne ne peut le contester mais il
existe des tas de modes d'utilisation de la voiture parce qu'en fait,
AUTOLlB', c'est quoi? C'est un taxi sans chauffeur. Mais ça n'est rien d'autre
qu'un taxi sans chauffeur. Si on avait en France un système de taxi digne de ce
nom ...
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
Vous voulez dire comme en Angleterre par exemple ...
YVES CONTASSOT
... comme on en trouve dans toutes les capitales, on n'aurait pas besoin
d'Autolib' ; on n'aurait pas besoin de subventionner avec des impôts un système
qui effectivement est un système qui vise un tout petit noyau de personnes. Je
rappelle que BOLLORÉ, il vise 80 000 abonnés au bout de sept ans ...
BENEDICTE LE CHA TEL/ER
Pour rentrer dans ses frais.
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
Pour une ville de 2,5 millions d'habitants ...
YVES CONTASSOT
... Non pour une métropole ...
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
Une métropole oui!
YVES CONT ASSOT
... de 6 millions d'habitants. Autrement dit, ce sont des investissements
considérables financés par l'argent public pour un tout petit nombre
d'utilisateurs. Ce n'est pas tout à fait la conception que l'on a du service public.
BENEDICTE LE CHA TEL/ER
Et il faut préciser aussi que les chauffeurs de taxi sont furieux mais les
loueurs de voiture également qui dénoncent carrément une concurrence
déloyale, qui attaque d'ailleurs ...
YVES CONTASSOT
Mais vous savez qu'il y a une plainte, il y a une plainte en Justice, on
verra si elle prospère ou non mais effectivement on peut s'interroger. Quelle est
la différence réelle entre l'abonnement chez un loueur qui ... où on peut aller
chercher la voiture quelques heures par jour? La seule différence, c'est qu'on la
ramène la voiture et come dans l'autopartage; là, effectivement, comme le
disait Denis BAUPIN ...
BENEDICTE LE CHA TEL/ER
Enfin une voiture de location, on peut la ramener dans une autre agence
YVES CONTASSOT
On peut la ramener dans une autre agence ...
BENEDICTE LE CHA TEL/ER
Ca coute plus cher mais enfin voilà ...
YVES CONTASSOT
... mais disons qu'il y a un maillage, on ne peut pas la laisser totalement
n'importe où. Là, on va pouvoir la laisser soi-disant n'importe où, on verra à
l'usage. Je ne suis pas du tout certain que très rapidement, on ne dira pas
«vous ne pouvez pas la laisser totalement n'importe où» parce que c'est
ingérable de ramener les voitures là où il yen a besoin.
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
Denis BAUPIN, on perd combien de places de stationnement puisqu'il
faut installer ces Autolib' ?
DENIS BAUPIN
Oh quelques centaines mais ça ce n'est pas forcément une difficulté.
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
Ca fait râler pas mal de Parisiens aussi !
DENIS BAUPIN
Oui mais si on avait développé l'autopartage que l'on préconise, il aurait
fallu la même chose. D'une certaine façon, mettre des places qui sont utilisées
par des voitures qui vont être utilisées par 15, 20 personnes plutôt que par une
seule personne, ce n'est pas forcément une mauvaise chose. On le fait quand
on fait des couloirs de bus, on le fait quand on doit mettre des places pour les
livraisons, etc. Il faut qu'il y ait un partage de l'espace. Donc de fait, aller vers la
puissance partagée, ça, ça va dans le bon sens. Notre critique n'est pas làdessus.
L'idée que l'on aille vers de moins en moins véhicules individuels, c'est
une bonne chose y compris parce que les gens n'ont plus les moyens d'acheter
une voiture. S'il y a des plans de licenciement aujourd'hui aussi importants dans
l'automobile, c'est que la voiture telle qu'elle existe, sa forme aujourd'hui, aussi
grosse, aussi massive, aussi rapide est quelque chose qui devient de moins en
moins adapté aux moyens des consommateurs.
JEAN-FRANÇOIS RABILLOUD
Et sur le principe de l'utilisation de l'électricité et donc des centrales
nucléaires, enfin, bon, il faut la produire l'électricité?
DENIS BAUPIN
Oui mais enfin l'essence, c'est aussi polluant. Donc la question n'est pas
sur la motorisation. Nous, on n'axe pas là-dessus parce que demain on verra
bien parce que les voitures électriques pour l'instant, elles ne sont pas vraiment
sécurisées, il y a des problèmes de batteries, etc., on verra si l'avenir est plutôt
voiture au gaz, voiture avec y compris du biogaz par exemple, ça peut être la
solution ou de l'électricité qui serait de l'électricité renouvelable. Ca, à l'avenir, il
y a différentes possibilités mais ce qu'il faudra, c'est des voitures plus petites
dans la ville surtout, c'est d'arrêter les 4X4, d'arrêter ces véhicules qui sont
censés rouler à 200 km/h et qui finalement toute la journée ne roulent qu'à 30 et
qui pourraient coûter beaucoup moins cher si justement on ne les fabriquait qu'à
30 km/h
BENEDICTE LE CHA TEL/ER
Bah justement merci beaucoup à tous les deux d'être venus sur ce
plateau. » Lire l'article
Mardi 6 décembre 2011 - 11 H 33 | Aucune réaction pour l'instant
Communiqué du groupe EELVA au Conseil de Paris – 5 décembre 2011
Ce matin, les activistes bénévoles et pacifiques de Greenpeace ont réussi un nouveau coup d’éclat en s’introduisant dans le cœur de la centrale de Nogent-sur-Seine. Après une telle nouvelle, les éluEs écologistes sont aussi stupéfaitEs par l’ingéniosité de ces militantEs que par l’incroyable vulnérabilité de cette centrale nucléaire. Si ces militantEs avaient été des terroristes équipés d’une bombe, Paris et l’Ile-de-France seraient à l’heure actuelle totalement irradiés : Nogent-sur-Seine est située à seulement 95 km de la capitale. A l’évidence, cette intrusion témoigne de toutes les lacunes de l’audit sur la sûreté nucléaire demandé par le gouvernement, adressé aux exploitants eux-mêmes, et simplement ciblé sur les risques naturels, laissant de côté les risques humains. Les écologistes parisienNEs s’inquiètent depuis plusieurs années de la proximité de la centrale de Nogent-sur-Seine et demandent l’arrêt de ses activités. En mars 2009, ils avaient interpelé l’Etat pour demander une distribution préventive de pastilles d’iode sur le territoire parisien. En avril 2011, ils ont de nouveau interpelé le Préfet de police pour qu’une information précise soit fournie aux ParisienNEs sur les risques encourus, et qu’un plan d’intervention dédié au risque nucléaire soit réalisé. Les écologistes ont également demandé qu’une visite soit organisée à la centrale de Nogent-sur-Seine. Accompagnés d’autres conseillerEs de Paris issus de tous les groupes politiques, Denis Baupin et Yves Contassot s’y rendront le 21 décembre 2011. » Lire l'article





























































































