Archives • Décembre 2010
Jeudi 30 décembre 2010 - 17 H 29  | Aucune réaction pour l'instant
LEMONDE.FR avec AFP | 28.12.10 | 12h04  •  Mis à jour le 28.12.10 | 13h33

A Paris, les 4×4 pourraient se voir interdire l'accès aux Champs-Elysées.

A Paris, les 4×4 pourraient se voir interdire l'accès aux Champs-Elysées. AFP/PHILIPPE DESMAZES

La chasse aux 4×4 et aux vieux moteurs Diesel est ouverte. D'ici quelques années, les véhicules émettant trop de CO2 et de particules fines capables de pénétrer les voies respiratoires pourraient se voir refuser l'accès au centre de certaines villes. Six collectivités vont en effet expérimenter, à partir de 2012, des "zones d'action prioritaires pour l'air" (ZAPA) dont l'accès sera limité voire interdit aux véhicules les plus polluants. Les six collectivités volontaires pour participer à cette expérimentation ont été sélectionnées le 8 décembre. Il s'agit de Grand Lyon, Grenoble-Alpes Métropole, Clermont Communauté, Pays d'Aix, Plaine Commune (Saint-Denis) et Paris.
Cette expérimentation est ciblée sur les communes ou groupements de communes de plus de 100 000 habitants qui souhaitent lutter contre la pollution générée par le trafic routier et ses conséquences sur la santé humaine. "C'est un enjeu de santé publique : la pollution de l'air diminue l'espérance de vie de neuf mois pour chaque Français et l'exposition aux particules fines causerait 40 000 décès chaque année", précise la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet. Plus de 160 villes en Europe mettent déjà en place ce genre d'action, selon le ministère de l'écologie. Les véhicules concernés par cet accès limité et le dimensionnement des zones ne sont à ce stade pas encore définis. A Paris, la municipalité réfléchit notamment à interdire, dans certaines zones, les 4×4 et les vieux diesels, recensés comme les plus polluants. Un comité de pilotage a été créé, réunissant la mairie, les villes voisines de banlieue, la région IDF et la préfecture de police. Quatre scénarios sont envisagés pour cette restriction, les principales zones d'interdiction étant délimitées par les autoroutes autour de Paris ou la limite du boulevard périphérique. C'est le ministère de l'écologie qui devrait ensuite créer un étiquetage des véhicules, "un peu comme les lave-vaisselle ou les réfrigérateurs qui ont des notes A,B,C,D,E,F,G", précise Denis Baupin, adjoint (Europe Ecologie Les Verts) à l'environnement à la mairie de Paris. "La marge de manœuvre des collectivités consisterait à choisir ce qu'elle interdit, par exemple les véhicules estampillés G et F ou seulement les G", poursuit-il. Un dispositif confirmé par Mme Kosciusko-Morizet. "On n'impose pas un type de restrictions au niveau national, on fait des listes de catégories de véhicules et chaque commune candidate choisit, un petit peu en fonction de son profil, de son centre-ville", a-t-elle expliqué. "Ça a été expérimenté dans plusieurs dizaines de pays d'Europe et ça a permis d'y réduire de 20 à 40 % la pollution atmosphérique." La ministre estime que de telles zones de restriction, qui seront expérimentées pendant trois ans, lui semble "plus justes" qu'un péage urbain : "Pourquoi est-ce que, quand vous êtes dans la grande banlieue, vous devriez payer pour aller au centre-ville et quand vous êtes dans le centre-ville de Paris, vous pourriez avoir par exemple un 4 × 4 Diesel très polluant ?" s'est-elle interrogée.  » Lire l'article
Mercredi 22 décembre 2010 - 15 H 22  | Aucune réaction pour l'instant
(AFP) – il y a 1 heure
PARIS — L'agglomération parisienne planche pour interdire aux voitures les plus polluantes certaines zones de la capitale, dans le cadre d'une expérimentation de "zones d'action prioritaires pour l'air" (Zapa) prévues par le Grenelle de l'environnement, a annoncé mercredi Denis Baupin, adjoint (EELV) à l'environnement. Le 8 décembre, six collectivités avaient été retenues pour mettre en oeuvre d'ici fin 2011 cette expérimentation des Zapa, des zones où "l'accès aux véhicules contribuant le plus à la pollution atmosphérique sera limité, voire interdit". Comme le révèle le Parisien de mercredi, un comité de pilotage a été créé pour Paris, réunissant la mairie, les villes voisines de banlieue, la région IDF et la préfecture de police. "Nous allons faire une étude sur l'année 2011 pour une expérimentation qui pourrait prendre place en 2012", a précisé à l'AFP Denis Baupin. Les véhicules visés seraient les 4x4 et les vieux diesels, recensés comme étant les plus polluants. "Il y a quatre scénarios envisagés" pour cette restriction, a-t-il ajouté: "Deux scénarios concernent la zone à l'intérieur du périphérique, ou le périphérique, l'A86 et les autoroutes d'Ile-de-France. Deux autres scénarios concernent des axes que sont Paris (intra muros) ou tout ce qui est à l'intérieur de l'A86". Pour l'élu écologistes, il s'agira d'étudier les différents scénarios en fonction de leur faisabilité, des impacts environnementaux, sociaux, économiques, et "sur ces bases-là se dégagera peut-être un schéma ou un scénario mixte". C'est le ministère de l'Ecologie qui devrait ensuite créer un étiquetage des véhicules, "un peu comme les lave-vaisselle ou les réfrigérateurs qui ont des notes A,B,C,D,E,F,G". La marge de manoeuvre des collectivités consisterait à choisir ce qu'elle interdit, par exemple les véhicules estampillés "G et F ou seulement les G", poursuit M. Baupin. "On souhaite inciter les gens à acheter les véhicules les moins polluants et les constructeurs à arrêter de construire des véhicules polluants", souligne l'adjoint au développement durable. Il rappelle que dans l'agglomération parisienne, "plusieurs milliers de personnes décèdent chaque année parce que le niveau de particules fine est trop élevé. Ces personnes ont une durée de vie raccourcie de dix ans".  » Lire l'article
Mardi 21 décembre 2010 - 19 H 51  | Aucune réaction pour l'instant

Conseil de Paris13, 14 & 15 décembre 2010

www.conseildeparis.lesverts.fr

BUDGET PRIMITIF 2011

Effort inédit sur la solidarité,

la SEM Energie est en vue !

Crédits photo : Mairie de Paris

Avec Katia Lopez et Michel Charzat, nouveaux apparenté-e-s au groupe, les éluEs EELVA ont voté le budget primitif 2011. Ils ont salué l’effort de deux milliards d’euros porté aux questions sociales et de solidarité, soit plus de 25% du budget total. Sur les questions liées à l’environnement, ils ont obtenu un million d’euros supplémentaires pour les plantations d'arbres d'alignement et deux cent mille euros pour les jardins partagés.

Le groupe se félicite particulièrement des engagements obtenus pour la création, dès l’année 2011, d’une société d’économie mixte (SEM) Energie, à cofinancer avec la Région. Cet outil est indispensable pour développer les énergies renouvelables à Paris et poursuivre l'isolation thermique des bâtiments.


Les débats au conseil de Paris

Un autre Roland-Garros est possible Le Maire offre un cadeau de Noël de deux milliards d’euros à la FFT ! Le projet d’extension de Roland-Garros à Paris offre un bail royal à la Fédération française de tennis : 99 ans, pour une redevance très en-deça des normes juridiques. Le groupe EELVA a défendu un vœu alternatif pour sauver les Serres d’Auteuil et donner du sens à Paris Métropole, en transférant le tournoi dans une autre commune d’Ile-de-France.

Grand Paris : désenclaver la petite couronne... … et dépasser la question des transport

Le développement de Paris Métropole est aussi une opportunité formidable pour rééquilibrer les richesses entre les territoires, accélérer la transformation écologique et revitaliser la démocratie locale.

Quelle police voulons-nous ? L’autorité doit s’exercer dans le respect du droit

Autres vœux & amendements budgétaires

Budget 2011 – Ce que les éluEs écologistes ont obtenu !

Compte tenu des objectifs ambitieux de la Ville de Paris en matière de logements sociaux et afin d’être en capacité de saisir toute opportunité foncière, l’amendement propose d’abonder le compte foncier logement de 20 millions d’euros supplémentaires. Il a été adopté.

En matière d’entretien, le Bois de Vincennes nécessite 700 000 euros de budget supplémentaire. Cette demande a été acceptée.

Les personnels de trois bibliothèques parisiennes sont restés en grève 12 semaines pour exprimer leur désaccord sur la prime dominicale initialement prévue par la Ville. Pour répondre à leur demande, l’amendement proposait d’abonder le budget fonctionnement des bibliothèques et médiathèques de 28 000 euros. Suite au dépôt de cet amendement, les négociations entre la Ville de Paris et les syndicats ayant abouti à un accord sur le montant de la prime, l’amendement a été retiré.

La MPT coordonne depuis 2002 les actions de prévention des consommations de produits psychotropes, de réduction des risques et d'insertion des usagers de drogues. Elle atteint aujourd’hui un seuil critique dans son fonctionnement et ses besoins de personnels. L’amendement proposait donc d’abonder le budget de fonctionnement de 80 000 euros. Après négociations, un amendement de l’exécutif (abonder de 50 000 euros) a été adopté.

Les cantinières occupent souvent des postes inférieurs à 50% d’un temps plein et disposent de niveaux de rémunération très peu élevés. Le vœu donne des pistes d’amélioration pour un plan de déprécarisation : audit des conditions d'emploi des personnels des caisses des écoles, conditionnement du montant de la subvention contractuelle versée aux Caisses des écoles (en 2012) en fonction des efforts consentis pour améliorer la situation des cantinières. Le vœu a été adopté, après légère modification du 3e point de la demande, le conditionnement de la subvention contractuelle ayant été remplacé par «la mise en place d’un dispositif incitatif ».

Un plan de développement des formations au développement durable et aux pratiques éco-responsables pour les personnels doit être mis en place et un bilan annuel par Direction réalisé. Le vœu a été adopté.

Budget 2011 – Les propositions non retenues des écologistes

Depuis plusieurs années, les arrondissements bénéficient d’une enveloppe budgétaire locale d’animation culturelle. Pour poursuivre cette décentralisation, le vœu proposait de mettre en place dès 2012 une enveloppe locale destinée aux projets de solidarité et de partenariats internationaux. N’ayant pas reçu un avis favorable de l’exécutif, ce voeu a été retiré.

Vu l’engagement récent pris par la Ville d’expérimenter au moins une salle de consommation de drogue à moindres risques, et afin de permettre le travail de préfiguration nécessaire, l’amendement proposait d’ajouter un poste de chargé de mission à la Mission de Prévention des Toxicomanies. Après négociations, l’amendement n’ayant pas reçu un avis favorable de l’exécutif a été retiré.

Autres vœux & amendements

Transports / Déplacements

Regrettant le désengagement financier de l’Etat dans ce domaine, le Maire de Paris saisit l’Etat afin qu’il s’engage financièrement à la mise en œuvre du Plan Régional de Mobilisation pour les transports. Le vœu a été adopté.

Le groupe a proposé des amendements concernant la mise en service de lignes de bus express sur les infrastructures autoroutières et les voies rapides, les interconnexions avec le réseau ferroviaire, le fret ferroviaire, les nouvelles ressources pour contribuer à la création d’un véritable réseau métropolitain de transport. Ils ont été adoptés.

Un décret du 12 novembre 2010 facilite la mise en place par les collectivités locales du « tourne à droite » pour les cyclistes. Il survient après l’initiative de la Ville, sur proposition de notre groupe, de l'expérimenter à Paris. Ce voeu demande donc la mise en place rapide d'une signalisation appropriée, et le lancement d’opérations d’information et de sensibilisation. Après négociations, un vœu de l’exécutif a été adopté. La municipalité appliquera cette nouvelle disposition du code de la route dès que l’Etat aura validé la signalisation. Elle demandera aussi que l’Etat lance une campagne de communication nationale et grand public.

Urbanisme

La municipalité prévoit de développer du "mobilier intelligent" sur une cinquantaine de sites. Ce vœu propose leur développement sur des sites préexistants, leur gratuité, et l'élaboration d'une charte. Suite aux négociations, un vœu de l'exécutif a été adopté, conservant "autant que possible" les deux premiers engagements et ratifiant le projet d'élaborer une charte.

Le Conseil de Paris a été saisi à propos des installation classées pour la protection de l’environnement (ICPE) du projet de la Tour Phare à Puteaux. L'examen technique du dossier a conduit à proposer un avis favorable (uniquement au sujet des ICPE). Le vœu demande que ce projet de tour de bureaux soit entièrement reconsidéré, dans le cadre d’une politique territoriale qui stoppe l’hyper-concentration des emplois dans le quartier de la Défense et favorise la mixité des usages en augmentant la part de logements. Après négociations, un vœu adopté par l’exécutif demande que le quartier de la Défense s’inscrive dans un développement équilibré de l’ensemble de l’agglomération parisienne, en favorisant notamment la mixité des usages et la construction de logements.

Loisirs / divertissements

La Ville engage une réflexion avec les cirques ayant une activité permanente ou temporaire à Paris, afin de faire évoluer leurs pratiques et, à terme, de présenter au public parisien des spectacles n’incluant plus d’animaux sauvages. Après négociations, un vœu de l’exécutif a été adopté à l'unanimité. Il demande notamment un bilan des contrôles effectués et la tenue d’une réunion au premier trimestre 2011 sous l’égide de l’Adjoint compétent entre éluEs et représentants des cirques.

L'Association de Gestion des Œuvres Sociales des Personnels des Administrations Parisiennes (AGOSPAP) a notamment pour mission de gérer « l’Arbre de Noël » (jouets et spectacles à destination des enfants du personnel de la Ville). Son catalogue proposant un choix conventionnel, le vœu propose notamment de l'élargir aux jeux et jouets plus équitables et durables et de l'orienter davantage vers la création contemporaine et le spectacle vivant. Le vœu a été adopté (sans passer par un avenant comme prévu initialement).

Culture / Social

Le projet présidentiel remet totalement en cause le réaménagement en cours des Archives nationales. Le Maire de Paris exprime au Ministre de la Culture la préoccupation des Parisiens, de leurs éluEs et du personnel, et demande au gouvernement de renoncer à cette implantation. Après négociations, un vœu de l’exécutif a été adopté. Le Maire exprime au Ministre de la Culture son souhait que le sort du quadrilatère des Archives fasse l’objet d’une large concertation avec son personnel ainsi qu’avec des éluEs parisiens et qu’un Musée de l’Histoire de France, s’il devait voir le jour, ne soit pas conçu hors d’un large dialogue avec la communauté des historiens.

Le Maire de Paris demande au Préfet de Police, au Préfet de Paris et au Procureur de Paris d’accentuer les politiques d’accompagnement des prostituées en concertation avec les associations ; et de renforcer les actions quotidiennes contre la traite des femmes et contre le proxénétisme. Le vœu a été adopté.

Ville de Paris

Le groupe EELVA a demandé il y a quelques mois de "prioriser" la mise à disposition gratuite des salons aux citoyens et aux associations. Le vœu demande qu'un bilan annuel soit transmis aux éluEs parisiens au cours du premier trimestre 2011. Le vœu a été adopté.

La Ville s’est engagée dans une démarche d’achat responsable, intégrant des critères sociaux et environnementaux. Ce vœu demande que soit réalisé un bilan annuel détaillé de la commande publique, communiqué au Conseil de Paris. Suite à son dépôt et aux négociations qui ont suivi, un vœu de l’exécutif a été adopté. Il cible notamment l’achat responsable, l’accès des PME aux marchés publics, l’insertion sociale.

International

La situation des droits de l’homme en Birmanie demeure toujours préoccupante, avec de nombreux prisonniers politiques. Compte tenu du soutien déjà exprimé par la Ville pour le réalisateur birman Zarganar, la Ville organisera le 27 janvier 2011 (date anniversaire de Zarganar), en liaison avec les associations concernées, une manifestation publique de soutien. Le vœu a été adopté.

Dernière séance du conseil : L’intégrale Compte-rendu complet des interventions, vœux et amendements des éluEs EELV

Vous vous intéressez à l’écologie ? Faites un tour sur le site d’EELV-Paris !

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Mardi 21 décembre 2010 - 19 H 44  | Aucune réaction pour l'instant
Le parisien - 14.12.2010
La colère est passée. La semaine dernière, l’adjoint écologique chargé du développement durable, Denis Baupin, était en plein désaccord avec le maire de Paris. L’élu bataillait pour que la Ville inscrive dans son budget 15 M€ pour créer une SEM (société d’économie mixte) afin de développer les énergies renouvelables.
Finalement, la majorité devrait adopter un vœu dans lequel la mairie s’engage à créer cette SEM l’an prochain avec le vote d’un budget sur le projet dès le mois de juillet.
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Vendredi 17 décembre 2010 - 17 H 25  | Aucune réaction pour l'instant
*Communiqué des parlementaires Europe Ecologie-les Verts* La loi de finances 2011 issue des travaux du Parlement divise par deux le montant du crédit d'impôt destiné aux agriculteurs qui se convertissent à l'agriculture biologique. Ce crédit d'impôt constitue pourtant l'unique dispositif d'aide pour les exploitations biologiques. Les pouvoirs publics se doivent de soutenir la production et l'installation de producteurs en circuits courts, via notamment des incitations et un accès au foncier, d'autant que la demande des consommateurs augmente et que l'offre peine à suivre. Les parlementaires Europe Ecologie – les Verts estiment que ce très mauvais coup porté à l’agriculture bio doit être mis en perspective : les 17 M€ budgétés pour financer le crédit d’impôt pour la bio représentent 11 fois moins que le budget prévu pour les exonérations fiscales au profit de la filière des agrocarburants, subventionnée à hauteur de 196 M€. "Au mépris des bénéfices pour la santé publique, l'environnement et le maintien d'une agriculture paysanne de qualité, le gouvernement choisit de couper les crédits là où ils sont le plus efficaces » a déclaré Anny Poursinoff, députée Europe Ecologie-les Verts*. Pour Jacques Muller, sénateur honoraire, « Il s’agit d’une nouvelle trahison du Grenelle de l’environnement qui programmait 6% de surface agricole en bio en 2012 et 20% en 2020… alors qu’en 2010 nous en sommes restés à 2,46% et que l’offre nationale stagne ! » Yves Cochet, député de Paris, a interpellé, en vain, le ministre de l'Agriculture lors de la séance des questions au gouvernement ce mercredi 15 décembre. Il dénonce « l'incohérence économique et politique de cette décision, alors que la France, déjà très en retard sur ses voisins européens, importe près de 40 % des produits bio consommés ». Il rappelle que « le Grenelle de l'environnement avait fixé un objectif de 20% de repas bio dans l'ensemble de la restauration collective publique en 2012 ». /*Lors de l'examen de la loi de finances à l'Assemblée nationale, Anny Poursinoff et ses collègues députés Europe Ecologie – Les Verts ont déposé quatre amendements/ /pour contrer la réduction du crédit d'impôt destiné à appuyer la conversion en agriculture biologique. Dans le cadre de son précédent mandat de conseillère régionale, elle avait porté une mission sur le développement de l'agriculture biologique en Ile-de-France qui montrait notamment que les aides financières pour l'agriculture bio étaient largement compensées par la meilleure qualité de l'eau, des sols, de la santé des consommateurs et agriculteurs./  » Lire l'article
Jeudi 16 décembre 2010 - 19 H 00  | Aucune réaction pour l'instant
Jeudi de l’écologie 2012, 16 décembre prochain, à partir de 20h, en mairie du 2ème arrondissement, avec Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, Gus Massiah, ingénieur et économiste parmi les leaders de la mouvance altermondialiste, William Bourdon, avocat spécialisé dans la défense des Droits de l'Homme et des victimes des crimes contre l'humanité, en présence d'Eva Joly, députée européenne Europe Ecologie, présidente de la commission du développement. Un écolo au Quai d’Orsay La France bénéficiait jusqu’ici, avec 160 ambassades et 98 consulats, d’une des représentations les plus vastes de la planète. Deuxième réseau diplomatique au monde après celui des Etats-Unis, devant l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, le Japon et la Chine, notre pays s’appuie encore fortement sur sa gloire passée de grand empire colonial et de soi-disant « patrie des droits de l’homme » pour se rêver grande puissance qui fait encore entendre sa voix dans le concert des Nations. Or, en période de disette budgétaire, le Quai d’Orsay voit ses moyens alloués très fortement diminuer, en plus de l’abandon en rase campagne de la singularité  de son positionnement : mutisme sur le cas Liu Xiabao et plus généralement sur les droits de l’homme en Chine, vente de technologies nucléaires à des dictateurs comme le colonel Khadafi, opacité totale en matière de grands contrats d’armement, alignement sur la politique étrangère américaine, continuation de la sinistre « Françafrique » malgré toutes les promesses du candidat Sarkozy en 2007, etc. : sous Nicolas Sarkozy, la politique étrangère française semble faire fi des droits de l’Homme au profit des droits de l’homme d’affaires. Tant et si bien qu’un auteur comme Nicolas Tenzer se permet d’écrire : « Nous n’avons pas de stratégie de projection de nos capacités sur le plan international parce que cela fait bien longtemps que nous n’avons plus de stratégie internationale tout court. » Comment inverser cette lamentable tendance ? Qu’avons-nous à proposer en matière d’affaires étrangères ? Concrètement, que ferait demain « un écolo au Quai d’Orsay ? ».  » Lire l'article
Mercredi 15 décembre 2010 - 10 H 30  | Aucune réaction pour l'instant

Sixièmes assises nationales de la qualité de l’environnement sonore organisées sous le haut patronage du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer

Les 14, 15 et 16 décembre 2010 - Conseil économique, social et environnemental 9, Place d'Iéna - Paris Tous les trois ans, le CIDB organise les Assises nationales de la qualité de l'environnement sonore. Cette manifestation permet de faire le bilan, avec tous les acteurs concernés, des actions et des recherches entreprises et d’élaborer des pistes pour les années à venir. Rendez-vous incontournable de tous les acteurs de la qualité de l'environnement sonore, ces sixièmes Assises revêtiront cette année un caractère exceptionnel puisqu’elles seront l’occasion de faire le bilan de 35 ans de politique du bruit. Elles s’adressent donc à un large public, aux professionnels de l'acoustique bien sûr, mais également aux élus et opérateurs des collectivités territoriales impliqués dans la mise en œuvre des politiques d'aménagement, de transports, de construction ou de santé. Cette manifestation intéresse aussi les urbanistes, architectes, thermiciens, responsables de laboratoire de recherche, fabricants de matériaux acoustiques, professionnels du secteur de la santé, représentants d'associations… http://www.bruit.fr  » Lire l'article
Mardi 14 décembre 2010 - 15 H 30  | Aucune réaction pour l'instant
Intervention Denis Baupin, au nom du groupe Europe Ecologie Les Verts et Apparentés Monsieur le Maire, Permettez moi d’abord d’exprimer notre satisfaction que nous puissions tenir un tel débat au sein de notre assemblée, sur une question majeure pour l’avenir de notre agglomération, et donc de notre ville. Malgré tout, je veux d'abord exprimer nos regrets, qui ne tiennent pas aux choix de notre municipalité, que le débat sur la métropole se résume à des choix binaires. Sur le réseau de transport public – sujet certes important, et dont vous savez qu’il me tient à cœur – mais qui ne saurait résumer à lui seul les questions majeures qui se posent à notre agglomération. Depuis 10 ans, notre ville, grâce notamment à Pierre Mansat qui se démultiplie dans un dialogue continu avec l’ensemble de nos voisins, porte le souci permanent de construire la métropole, de dépasser les frontières étroites du « petit Paris ». Nous ne méconnaissons pas les obstacles, les freins, les inquiétudes qu’il faut lever une à une, et nous pouvons constater les progrès effectués depuis 10 ans. Nous savons que ce lent cheminement est sans doute incompressible, mais au regard des enjeux majeurs de dysfonctionnement de notre agglomération, de souffrance d’une part importante de sa population, que ce temps nous paraît long ! Vous pouvez d’autant plus compter sur nous pour continuer de porter fortement cette volonté que nous avons de grandes ambitions pour cette métropole. Elle peut être une chance formidable pour notre territoire si nous en faisons un outil de redistribution des richesses et de péréquation fiscale, dans une agglomération qui voit chaque année s’accroître les disparités entre quartiers riches et quartiers pauvres. Elle peut l’être aussi comme outil de transformation écologique de notre territoire, non seulement dans le domaine des déplacements sur lequel je reviendrai dans un instant, mais aussi en matière de lutte contre le dérèglement climatique et la dépendance pétrolière – et c’est notamment dans cet esprit que nous portons l’idée d’une Sem énergétique métropolitaine. Elle peut l’être encore comme outil de rééquilibrage territorial et de mixité des fonctions, alors que notre agglomération souffre des migrations quotidiennes imposées à nos concitoyens entre zones de logements d’un côté, et zones de bureaux de l’autre, dont la Défense est l’exemple le plus caricatural, et où certains voudraient encore accroître la densité de bureaux en détruisant le peu de logements qui y restent. Enfin, cette métropole serait aussi une formidable occasion pour revitaliser la démocratie locale, face à un Etat omniprésent et omnipotent, en donnant une véritable puissance d’action commune à nos collectivités pour décider elles-mêmes de nos destins. Après ces regrets, j’en viens au fond même du dossier. Et je le dis d’emblée, l’avis proposé correspond très largement à notre propre analyse. Oui, il y a absolue nécessité à mettre en œuvre au plus vite le plan de mobilisation pour les transports élaboré par la Région. Il y a un retard gigantesque à rattraper après les longues années de sous-investissement qu’a connues notre région à l’époque du STP, piloté par le seul Etat. Depuis la décentralisation, les collectivités locales ont pu prendre en main la politique des transports publics et élaborer ce plan prioritaire, qui est notre feuille de route commune. Je ne peux que souligner l’importance extrême d’Arc Express dans ce dispositif. Il y a une injustice historique à ce que Paris soit doté d’un aussi bon réseau de transport collectif et la Petite Couronne d’un aussi mauvais. Si nous voulons résoudre nos problèmes communs de mobilité, de droit à l’accès à la ville et au marché du travail pour tous, de réduction des consommations énergétiques liées à l’automobile, et des pollutions qui en découlent, nous avons besoin d’une rocade de métro telle qu’Arc Express. C’est l’intérêt de l’agglomération, et c’est aussi l’intérêt des parisiens qui, faute de ce réseau, respirent aujourd’hui quotidiennement un air toxique. Oui, donc, en conséquence, il faut mobiliser les moyens financiers permettant de répondre à cette urgence. Et c’est la raison pour laquelle nous voterons le vœu commun de la majorité municipale pour que l’Etat prenne sa part au financement de cet investissement. Une part certes minoritaire, car nous sommes des collectivités responsables, mais qui, grosso modo correspond à la part de financement que l’Etat attribue aux projets des autres collectivités partout en France. Oui, encore, nous nous élevons, avec le projet d’avis, contre la façon dont l’Etat veut forcer la main des collectivités locales et des habitants en nous imposant le caricatural grand huit de Monsieur Blanc. Certes, l’hérésie que constituait un « ministère à la Région Capitale » a disparu. Mais hélas, pas son succédané. Beaucoup a déjà été dit sur l’aberration de ce projet, qui est avant tout un cadeau royal du Président de la République à ses amis bétonneurs – et il en a beaucoup – y compris sur les terres agricoles du plateau de Saclay. Je me permets d’attirer votre attention sur l'avis émis, non par les élus de gauche mais, par un organisme de l’Etat, rattaché au MEDDTL - vous savez le grand ministère dit « de l’écologie » qui n’arrête pas de changer de nom chaque fois qu’on l’ampute de compétences. Cette instance, c’est l’autorité environnementale du Conseil général de l’environnement et du développement durable. Son avis, qui date du mois d’août, vaut son pesant d'or tant il dénote ! Ce rapport n'hésite pas à souligner les incohérences du projets. Je n'en cite qu'une : des calculs justifiant la pertinence du grand huit sont fondées sur une croissance de la population du territoire trois fois plus que celle prévue par l’INSEE ! 669 000 habitants d’un côté ; 1,8 million de l’autre ! Une paille ! Avec de telles approximations, pas étonnant que cette autorité s’inquiète de la réalité des prévisions de trafic et des modélisations effectuées par la Société du Grand Paris ! Et qu’elle s’interroge – doux euphémisme – pour savoir si les impacts du Grand Huit seront positifs ou négatifs ! Quand on connaît la prudence traditionnelle des organismes d’Etat sur les projets de l’Etat, tout est dit dans cet avis sur le côté artificiel, technocratique, et totalement détaché de l’intérêt général de ce projet de Grand Huit, auquel nous avons bien raison de donner un avis défavorable. Pour autant, afin d’améliorer encore l’avis qui nous est proposé, notre groupe a déposé un certain nombre d’amendements que je voudrais ici expliquer succinctement. Deux d’entre eux portent sur une proposition qui me tient à cœur, et dont j’ai vu avec plaisir qu’elle a été reprise par l’atelier des architectes. Je l’ai dit, nous sommes très favorables à la réalisation des infrastructures lourdes prévues par le plan de mobilisation des transports. Mais elles ont deux handicaps : elles coûtent cher et sont longues à mettre en œuvre. Or, la lutte contre le désenclavement des quartiers les plus déshérités de notre agglomération, tout autant que la lutte contre les pollutions, nécessitent encore plus qu'ailleurs des réponses immédiates. C’est la raison pour laquelle, comme nous l’avions inscrit dans le Plan de Déplacements de Paris – notamment pour le périphérique – comme nous l’avons dit lors de la campagne des élections régionales, et comme le disent aujourd’hui les architectes, nous proposons dès maintenant de renforcer le réseau de transport public par des lignes de bus express, reliant les quartiers enclavés avec les pôles d’emploi. Et pour que ces lignes soient rapides, nous proposons de réserver une voie de circulation de nos autoroutes et voies rapides à ces lignes de bus, aux taxis, aux véhicules transportant au moins 3 personnes et aux véhicules les moins polluants. Beaucoup de pays le font déjà – même les Etats-Unis, le pays où l’automobile était reine il y a peu encore ! Il serait temps qu’on mette de l’intelligence dans nos voies dites rapides et si souvent saturées faute d’organisation. Autre sujet sur lequel nous vous proposons d’amender l’avis : le projet CDG Express. Notre assemblée en a déjà débattu à plusieurs reprises : c’est un projet totalement à contre-courant. Outre que ce projet est bâti sur des hypothèses économiques absurdes – supposant une croissance exponentielle du trafic aérien alors que le prix du pétrole aura un impact négatif massif sur ce trafic dans les années à venir – il s’inscrit surtout dans une logique que nous ne cessons de dénoncer, celle d’un transport à deux vitesses conforme à l’idéologie du gouvernement : aux golden boys et aux voyageurs aisés, un transport rapide et confortable, privé – mais subventionné par le contribuable – et pour le reste de la population, le RER B, un transport public certes encombré, où il faut certes cohabiter avec « l’infréquentable » population de Seine St Denis, mais qui pourrait nettement s’améliorer, en qualité comme en quantité, si on lui accordait l’attention qu’on accorde à CDG Express. Donc pour nous, pas d’ambiguïté : notre avis devrait une bonne fois pour toutes dire que ce projet est obsolète en confirmant que dans « transport public » il y a bien le mot « public ». Notre amendement suivant porte sur le réseau ferroviaire, celui de la SNCF. Nous considérons, comme le projet d’avis, qu’une attention insuffisante a été accordée par les projets actuels au devenir de ce réseau, tant en ce qui concerne les gares TGV actuelles et à venir, qu’en ce qui concerne la modernisation des lignes de trains de banlieue et celles des TER des régions voisines qui joignent notre agglomération. D’où notre proposition que soit examiné l’idée, déjà envisagée par la SNCF, d’une rocade rapide, en moyenne couronne, qui relie ces gares. J’en viens aussi au sujet « fret ». Je me réjouis que ce sujet ait une part conséquente dans cet avis, tant j’ai souvent regretté par le passé que cette question soit négligée par les experts des transports, considérant souvent cette question comme plus complexe et moins noble. Il s’agit pourtant d’un enjeu majeur d’un point de vue écologique et économique : comment acheminer les marchandises vers la ville en réduisant les pollutions, dans un monde où le prix de l’énergie ira croissant. Même si une bonne part des enjeux dépasse la ville de Paris, nous avons notre rôle à jouer. Nous avons commencé à le faire lors du précédent mandat, avec la Petite Reine et d’autres initiatives, pour réintroduire des espaces logistiques au cœur même de la ville. L’objet de notre amendement est de réaffirmer cette volonté et de poursuivre cette action. Enfin, notre dernier amendement porte sur les questions financières. Plusieurs pistes sont évoquées dans l’avis. Nous voulons en ajouter une en application du principe pollueur-payeur. Depuis de nombreuses années nous soulignons l’aberration que constitue l’utilisation gratuite des autoroutes et voies rapides franciliennes par les poids lourds en transit, alors qu’ils payent s’ils utilisent les autoroutes internationales. On est quasiment dans le pollueur payé ! Nous proposons donc d’inverser la logique et de dégager ainsi des moyens utiles pour financer les transports collectifs. Vous l’aurez compris, monsieur le Maire, nous voterons donc d’autant plus favorablement cet avis que nos amendements auront été pris en compte, car nous considérons que les questions traitées par cet avis sont prioritaires aussi bien pour la transformation écologique de notre agglomération, que pour sa cohésion sociale et son efficacité économique.  » Lire l'article