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Jeudi 29 juillet 2010 - 14 H 20  | Aucune réaction pour l'instant

Europe Ecologie - Les Verts / Communiqué de presse du 28 juillet 2010 Avenir du nucléaire français et privatisation d'AREVA une fuite en avant obsessionnelle… vers le passé

Paris, le 28 juillet 2010 – Après l'avoir classé Secret Défense, l'Elysée publie la synthèse du rapport sur l'avenir du nucléaire français et annonce l'ouverture du capital d'Areva à tous les vents. L’obsession du développement international du nucléaire français frappe à nouveau au sommet de l'Etat. D'un côté le rapport Roussely nous explique qu'il faudrait revenir au monde merveilleux des années 70 avec son programme nucléaire triomphant : opérateurs aux ordres, propagande, soutien massif et permanent de l'Etat... Qu’on en juge : un ministère de l'énergie dédié au nucléaire (certes 78% de l’électricité mais seulement 17% de l'énergie consommée), éducation à l'énergie dès le primaire pour renforcer l’acceptabilité du nucléaire (sic), coopération renforcée antre CEA, AREVA et EDF, renforcement du rôle promoteur de l'Etat, promotion du retraitement etc. D'un autre côté, le rapport explique qu'il va falloir trouver les moyens de rendre le nucléaire attractif pour les investisseurs privés et on annonce l'ouverture du capital d'AREVA avec appel du pied aux concurrents et pétrodollars du Golfe. « Si on traduit en français ça veut dire que l'Etat va subventionner toujours plus aux frais du contribuable, pour que des grands groupes multinationaux puissent mettre en oeuvre sa stratégie de prolifération mondiale d'une technologie nucléaire nationale. » souligne Hélène Gassin. Certes le rapport Roussely confirme implicitement le désastre industriel de l'EPR. Mais au lieu d’en tirer les conclusions logiques (l’abandon de cette filière) et de mener une analyse stratégique du marché réel et des concurrents, il se contente de proposer des réacteurs plus petits et des partenariats nucléaires aux chinois... Selon Djamila Sonzogni « Comme dans les années 70 (où l'aveuglement français avait conduit à des hypothèses irréalistes de développement, un parc surdimensionné et un échec total de la stratégie d'exportation) la France s’enferme dans son isolement quand le reste du monde mise sur les énergies renouvelables. Jusqu'à quand allons nous continuer ? » Les réponses sont bien évidemment ailleurs. Plutôt que de prolonger à grand frais et grand risque les réacteurs français en augmentant les tarifs de l'électricité pour le financer, il est urgent de faire une analyse détaillée et un peu plus objective de l'avenir du secteur. Comme nous l’avions proposé à la commission Roussely lorsque nous avions été auditionnés, les salariés et entreprises du nucléaire ont un marché évident pour utiliser leurs réels savoir faire : le démantèlement des installations semées sur notre territoire et dans le monde par 50 ans d'obstination nucléaire. C’est un marché d’avenir considérable et pour des décennies. « L'obsession nucléaire française a assez duré. On recommence à confondre politique énergétique et industrie nucléaire, on tue le développement des énergies renouvelables et, comme au temps du minitel, on s’entête dans une voie sans avenir, seuls contre le monde entier... c'est pathétique ! » conclue Denis Baupin.

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Mardi 20 juillet 2010 - 11 H 16  | Aucune réaction pour l'instant

LEMONDE.FR | 20.07.10 | 09h32

Hélène Gassin, vice-présidente de la Région Ile-de-France, Denis Baupin, maire-adjoint de la Ville de Paris et Didier Lenoir, vice-président du CLER A peine nommée à la tête d'ERDF, la filiale d'EDF chargée de la gestion des réseaux de distribution d'électricité – qui, faut-il le rappeler, appartiennent depuis toujours aux communes – la nouvelle présidente, Michelle Bellon, attaque de front le photovoltaïque. Ainsi, le développement futur de la filière préférée des Français, impulsé par le Grenelle de l'environnement, serait la principale cause de soucis pour son mandat. Accusés ; les gigantesques besoins d'investissement qui seraient nécessaires, la complexité de la gestion du réseau qui en résulterait et les risques de coupures qu'il ferait peser sur les 34 millions de consommateurs, autant dire sur tout un chacun. Aucun de ces arguments ne résiste à l'analyse. Le photovoltaïque, pour peu que l'on sache anticiper sa montée en puissance, ne présente aucun danger ni aucun coût additionnel pour le réseau à court, moyen et long terme. Le marginaliser et tenter de freiner son développement n'aura qu'un seul effet, le rendre plus cher du fait des incertitudes générées chez les opérateurs. Au contraire, le développement du photovoltaïque est en mesure d'améliorer la qualité du courant fourni. Il peut apporter à moindre coût aux gestionnaires des réseaux des "services-systèmes" dont ils seront de plus en plus friands. Ces faits ont été démontrés à l'occasion d'une enquête réalisée auprès de plusieurs dizaines de gestionnaires de réseaux dans le monde entier dans le cadre de travaux menés par l'Agence internationale de l'énergie et publiée en 2009. Le photovoltaïque compte parmi les très rares filières de production d'électricité qui peuvent être installées au cœur même de nos villes et de nos villages, à proximité immédiate des points de consommation, en évitant au passage des pertes en lignes chiffrées à 10 %, pas moins de six réacteurs nucléaires. Il constitue ainsi une étape indispensable pour aller vers les "bâtiments à énergie positive", qui seront la règle demain après avoir fait l'objet d'un consensus de tous les acteurs du Grenelle. Mais surtout, le photovoltaïque, en tant que source de production décentralisée à très fort potentiel de développement, représente une formidable opportunité pour donner à ce bien commun irremplaçable qu'est le réseau de distribution une nouvelle raison d'être au service de l'intérêt général. Grâce aux immenses possibilités des technologies de l'information, les réseaux de demain seront dotés d'une véritable intelligence qui fait aujourd'hui défaut à une infrastructure conçue dans l'immédiat après-guerre et qui a peu évolué depuis. Capables de gérer depuis toujours l'intermittence des consommations, ces réseaux devront désormais composer avec celle des productions renouvelables d'une manière dynamique. C'est dans le cadre d'un marché ouvert et régulé et dans lequel les collectivités locales auront un rôle majeur à jouer pour la définition des objectifs techniques, environnementaux et sociaux qui leur seront assignés, que les réseaux devront évoluer. Qualité de service, sécurité d'approvisionnement, maîtrise de l'énergie, développement des énergies renouvelables, lutte contre les changements climatiques, lutte contre la précarité énergétique : les chantiers ne manquent pas, les opportunités non plus ! Plutôt que susciter des craintes infondées et entretenir les réticences chroniques à agir, ces défis devraient au contraire être une source de motivation de toute l'entreprise ERDF. Pourtant, aujourd'hui, les critiques pleuvent contre elle : sous-investissement dans le maintien en état du réseau, gestion opaque des provisions financières, choix non concerté des futurs compteurs pas vraiment intelligents… LES COLLECTIVITÉS LOCALES ALLER CHERCHER D'AUTRES PARTENAIRES Madame la présidente, si le défi de votre mandat est bien de "sauver" les réseaux de distribution, ce n'est certainement pas en tentant vainement de bloquer les énergies renouvelables que vous y parviendrez, mais bien en permettant à l'entreprise que vous dirigez de participer pleinement, aux côtés des collectivités locales, à ces chantiers d'avenir. Vos attaques contre le photovoltaïque sont d'autant plus malvenues que depuis quelques temps les choses commençaient à bouger sérieusement au sein et autour d'ERDF. On y parlait par exemple de l'amélioration des relations avec ces usagers du réseau d'un nouveau type que sont les producteurs, à la fois nombreux et de nature très variée, allant de l'opérateur énergétique multinational jusqu'au particulier en maison individuelle en passant par le régisseur de copropriété et l'agriculteur isolé ou membre d'une coopérative. Plus récemment encore, il y a eu l'engagement de bon augure dans la réflexion autour des projets de "démonstrateurs" de réseaux intelligents dans le cadre de partenariats larges et de haut niveau scientifique, technique et économique, notamment en réponse à l'appel à manifestation d'intérêt lancé par l'ADEME début 2010. Cette dynamique d'ouverture et de re-motivation des personnels est essentielle dans un contexte de choc culturel et social dû à la séparation encore récente des métiers entre la branche commerce et la branche réseau d'EDF, devenue ERDF. Elle fait cependant l'objet de bien peu de considération de la part de la maison-mère car entachée de l'image désormais négative de "service public". Cette problématique ne devrait pas vous être étrangère, vous qui êtes passée par la direction du personnel et des relations sociales d'EDF-GDF à l'époque des prémices de la privatisation il y a une quinzaine d'années. Il est difficile de cerner les raisons et les objectifs de cette nouvelle posture qui de toute évidence dépasse le simple cas du photovoltaïque et semble porter la griffe "anti-renouvelables primaire" de la nouvelle présidence du groupe EDF. S'il devait se confirmer, ce changement aurait des conséquences extrêmement néfastes. Elles n'entacheront pas le développement à moyen et long terme des énergies renouvelables électriques dans notre pays, dont la contribution massive à l'approvisionnement de nos territoires finira par s'imposer d'une manière ou d'une autre. C'est la présence même d'ERDF dans cette formidable aventure qui risque d'être mise à mal. Les énergies renouvelables sont intrinsèquement liées aux territoires qui hébergent leurs gisements : le moteur principal de leur développement sera donc celui des acteurs de terrain, au premier rang desquels les collectivités locales. Celles-ci, partant du constat qu'on ne peut pas faire boire un âne qui n'a pas soif, pourraient bien, au moment du renouvellement des contrats de concession, être tentées d'aller chercher d'autres partenaires qui répondent à leurs attentes et les aident à mettre en œuvre leurs projets à haute valeur écologique et sociale, au lieu de les entraver. Hélène Gassin, vice-présidente de la Région Ile-de-France, Denis Baupin, maire-adjoint de la Ville de Paris et Didier Lenoir, vice-président du CLER  » Lire l'article
Lundi 19 juillet 2010 - 17 H 27  | Aucune réaction pour l'instant
19/07/2010 Les centaines d'écoles parisiennes se mettent au vert. Les élus parisiens viennent d'adopter un vaste plan de rénovation des établissements scolaires de la capitale. Mais ici, pas question de refaire simplement les peintures ou de regoudronner les cours. La Ville veut engager les 600 écoles sur la route de l'écologie. Comme elle s 'y était engagée dans son plan Climat voté à l'automne 2007, la mairie cherche à réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre des bâtiments publics d'ici à 2020. En réhabilitant ses maternelles et ses écoles élémentaires, Paris va réduire la consommation énergétique de 20% de ses équipements publics. Trois cents écoles seront rénovées sous cette mandature (d'ici à 2014). Les 300 autres le seront sous la prochaine (2014-2019). Chaudières, fenêtres, toitures, portes : les travaux d'isolation varieront en fonction de l'état de chaque établissement. « C'est la première fois qu'on engage un programme de cette ampleur », se félicite Denis Baupin, adjoint au maire vert chargé du développement durable. Cette rénovation des écoles parisiennes fait partie des grands projets européens soutenus par la Banque européenne d'investissement. « Elle accorde à la Ville des prêts à taux réduit pour l'aider dans son plan », précise l'élu écologiste. L'enveloppe globale pour les 600 écoles représente 350 ME. Reste désormais à gérer la difficile question des travaux. « Ça demande une grosse organisation, comme pour le chantier du tramway, compare Denis Baupin. Les travaux ne peuvent être menés que durant la période des vacances scolaires » rappelle l'élu. Les premiers coups de pioche pour convertir les 100 premières écoles à l'écologie devraient être donnés à l'automne 2011. M.-A.G.  » Lire l'article
Lundi 19 juillet 2010 - 11 H 12  | Aucune réaction pour l'instant
Les affaires Bettencourt qui dominent la vie politique française depuis plus de trois semaines donnent en spectacle une justice aux antipodes des principes directeurs du procès pénal et des exigences du droit européen récemment rappelées par la Cour européenne des droits de l'homme dans ses arrêts «Medvedyev».

Le procureur de la République de Nanterre comme le procureur général de Versailles, du fait de leur lien direct et statutaire avec le pouvoir exécutif, ne peuvent présenter aucune garantie d'impartialité.

Quant à la procédure d'enquête préliminaire privilégiée par le pouvoir dans ce dossier, elle est secrète et non contradictoire.

Il est urgent qu'une instruction soit ouverte et qu'elle soit confiée à un collège de juges indépendants respectant les règles du procès équitable, notamment la présomption d'innocence, le principe du contradictoire et les droits de la défense.

Le discrédit jeté sur notre justice ne doit plus durer. Pour signer l'appel : http://www.mediapart.fr/club/blog/la-redaction-de-mediapart/140710/plus-de-15000-signataires-de-lappel-pour-une-justice-inde  » Lire l'article
Lundi 12 juillet 2010 - 11 H 34  | Aucune réaction pour l'instant

La canicule met à rude épreuve le réseau électrique parisien. Les pannes pourraient se multiplier. Une conséquence de la chaleur et d’un manque d’investissement chiffré à un milliard d’euros.

Boris Cassel | 12.07.2010, 07h00
Bougies, lampes torches, éclairage au portable… Ambiance « camping » en perspective cet été dans les appartements parisiens. Si les températures continuent de flamber, la période estivale pourrait être émaillée de coupures électriques. D’ores et déjà, quelques alertes ont eu lieu. Le 29 juin, au moins trois incidents successifs survenus dans le XVIIIe arrondissement ont pénalisé 2300 foyers.
Lundi dernier, après un dans une galerie souterraine, la tour Montparnasse et une partie des XIVe et XVe arrondissements ont été victimes d’une grosse coupure. La chaleur malmène les câbles souterrains « Nous constatons en moyenne un incident par jour. Depuis quelques jours, ce chiffre est multiplié par deux ou par trois. La plupart des incidents ne donnent pas lieu à des pannes qui durent longtemps », explique Christian Vives, directeur d’ERDF , une filiale d’EDF. En cause : la chaleur. D’abord parce qu’elle pousse à la hausse la (ventilateurs, climatisations etc.). Ensuite, elle malmène les câbles souterrains. Lorsque la température de l’air atteint les 33°C, le bitume frôle les 70°C… « Nous n’avons pas de prévisions météorologiques fiables sur deux mois. Mais si l’été est normal, il n’y a pas de raison qu’il y ait plus de pannes qu’habituellement. Par contre, en cas de très forte canicule, il peut y avoir des problèmes », souligne Christian Vives. Et, visiblement, la direction d’ERDF prend ses précautions. « Elle a demandé cette année aux agents de ne pas prendre plus de trois semaines de congés en juillet et août en prévision des futurs dépannages à réaliser », raconte Marc Trément, délégué CGT d’ERDF à Paris. Pourtant, qu’il fasse chaud l’été à Paris, n’est pas en soi une grande nouveauté. Alors, pourquoi une telle sensibilité du réseau aux hausses du mercure? « A la fin des années 1990, EDF n’a pas investi », résume René Michel Millambourg, délégué syndical SUD d’ERDF Paris. Un constat partagé par un audit établi peu avant le renouvellement de la concession entre la mairie de Paris et ERDF en fin d’année dernière.« L’audit technique met en évidence la chute des investissements depuis la fin des années 1990 et le vieillissement du patrimoine technique », détaille un document qui résume cet audit. Cette note chiffre « l’insuffisance des investissements réalisés au regard de ce qui aurait été nécessaire à un montant qui varie entre 730 M€ et plus d’un milliard d’euros. » Des élus avaient déjà tiré la sonnette d’alarme en décembre dernier. « Le réseau est vieillissant », résume Denis Baupin, adjoint (les Verts) au maire de Paris en charge du développement durable. Ce dernier dénonce un « hold-up » de la part d’EDF : « EDF a pris de l’argent à la concession parisienne pour financer des acquisitions internationales. On en paye aujourd’hui les pots cassés. » De son côté, la direction d’ERDF assure qu’« EDF et ERDF font les investissements nécessaires, nous investissons 40 M€ cette année » et que le « réseau est fiable et sûr ».
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Vendredi 9 juillet 2010 - 13 H 03  | Aucune réaction pour l'instant

Intervention de Denis Baupin au Conseil de Paris des 8 et 9 juillet 2010

Pas grand-chose à ajouter aux interventions de Mme GASNIER et de M. CONTASSOT qui ont évoqué les différentes fonctions de l'agence et salué sa création. Je pense que c'est un moment important. Un outil fondamental pour le développement et le déploiement du Plan climat sur le territoire parisien va pouvoir se mettre en place. Mais pas simplement pour les politiques directement menées par la Ville, cette agence va faire en sorte réellement que l'ensemble des acteurs du territoire puissent déployer ces politiques.

Je voudrais tout de suite rassurer tout le monde sur le fait que, bien évidemment, il s'agit de mener l'ensemble du Plan climat, tel qu'il a été adopté par la collectivité parisienne, par le Conseil de Paris à l'unanimité en 2007 et sur l'ensemble des champs qui le concernent.

Pas uniquement les questions d'énergie, même s'il faut bien constater que ces questions énergétiques étaient sans doute l'un des points les moins visibles de l'action municipale et que l’absence de stratégie globale est un élément qui sans doute pénalise la Capitale. En créant cette agence, nous avons pu d'ores et déjà initié une première discussion entre la C.P.C.U., EDF, GRDF, etc.. C'est une occasion de commencer à affirmer la compétence de la Ville, d'affirmer que nous voulons jouer pleinement notre rôle en tant qu’entité politique conduisant une politique énergétique sur la Capitale. Bien évidemment, il ne s’agit pas que de cela. Tous les partenaires qui ont été évoqués - je pourrais en ajouter beaucoup d’autres : Météo France, la R.A.T.P., la Chambre de l’Industrie et du Commerce de Paris, les syndics d’immeuble, les associations de consommateurs, l’A.D.I.L., tous ces acteurs ont leur place dans le travail que nous allons mener. Il s'agit bien de travailler sur trois axes : 1/ le guichet unique grâce auquel on pourra trouver de l'information ; 2/ la sensibilisation de l'ensemble des acteurs, donc aller vers les gens ; 3/ être un pôle d'expertise qui nous permettra de renforcer nos capacités de mise en œuvre du Plan climat. J'allais oublier, et Yves CONTASSOT l’a évoqué, toutes les questions qui sont non seulement liées à la réduction des émissions de gaz à effet de serre mais aussi à l'adaptation du territoire par rapport à un dérèglement climatique qui, malheureusement ; on le voit depuis quelques jours avec la canicule qui va probablement se poursuivre pendant cet été ; est inéluctable. Ces questions de réchauffement climatique dans une ville comme Paris, où il y a beaucoup d'îlots de chaleur, est un élément sur lequel nous devons aussi travailler pour anticiper les conséquences du dérèglement climatique, en tout cas en ce qui concerne la partie que nous ne pourrons pas réussir à empêcher.

Merci

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Vendredi 9 juillet 2010 - 13 H 02  | Aucune réaction pour l'instant

Réduire le gaspillage d’énergie en rénovant les bâtiments, c’est bon pour l’environnement. Mais aussi pour le portefeuille des contribuables parisiens, puisque c’est, à terme, une source d’économies considérables. A elles seules, les écoles parisiennes représentent 20 % du parc des équipements publics de la Ville de Paris. Elles sont donc un enjeu majeur pour la réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre des bâtiments municipaux, prévue par le plan Climat de Paris, adopté en 2007.

Initié par Denis Baupin, adjoint au Maire chargé du développement durable, de l’environnement et du plan climat, le projet réhabilitation thermique des écoles parisiennes a été lancé lors du Conseil de Paris de juillet 2010. Il prévoit d’expérimenter le contrat de partenariat de performance énergétique (CPPE), principe déjà testé avec succès ailleurs en Europe et soutenu financièrement par la Banque Européenne d’Investissement. Ce type de contrat impose aux entreprises chargées des travaux un objectif de 30% d’économies d’énergie.

Cette expérimentation menée d’abord sur 100 écoles devra permettre de confirmer la pertinence du recours à ce type de contrat et d’acquérir les compétences techniques qui manquent aujourd’hui à la ville. Les conditions de vie des élèves et de l’ensemble des personnels seront améliorées grâce à une meilleure régulation thermique. C’est également une source de développement d’emplois non délocalisables et donc un pas de plus vers la conversion écologique de l’économie. Ce projet innovant va permettre au final la rénovation de 660 écoles (maternelles et élémentaires) parisiennes : 300 écoles d’ici 2014 et 300 autres d’ici 2017. C’est avec enthousiasme que les Verts ont vu le projet défendu par Denis Baupin adopté par la majorité des éluEs du Conseil de Paris.

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Intervention de Denis Baupin lors du Conseil de Paris des 8 et 9 juillet 2010

Chacun l'a compris : c'est un dossier majeur de mise en œuvre du plan climat. Je remercie Yves CONTASSOT d'avoir rappelé l'urgence que nous avons à avancer, et je ne veux pas cacher ici la complexité du dispositif sur lequel nous travaillons et sur lequel, comme l’a dit François VAUGLIN, nous sommes précurseurs. Nous tentons de construire progressivement un savoir-faire, à la fois un savoir-faire en matière thermique mais aussi en matière de montage de projets aussi complexes qui prennent en compte énormément de critères. Je veux rappeler que nous avons d’abord pris l'engagement, au travers du plan climat adopté à l'unanimité du Conseil de Paris, pour nos bâtiments publics d'une réduction de 30 % à l'horizon 2020 de nos consommations énergétiques. Ce plan, il ne suffisait évidemment pas de le voter : il faut maintenant le mettre en œuvre. Nous avons donc adopté un dispositif, et j’en profite pour répondre sur ce point à Mme HAREL, qui prévoit le lancement de six lots de 100 écoles qui vont être mis en réhabilitation. Cela ne signifie pas pour autant, je le précise et j’y reviendrai, que ce sera forcément le même dispositif qui sera mis en place. Mais l'idée est bien de lancer, année après année, un lot de 100 écoles, donc sur six années successives, sachant que cela ferait 300 écoles qui seraient mises en réhabilitation dans cette mandature municipale et 300 dans la mandature suivante. Globalement, pour faire simple, le plan climat s'étale entre 2008 et 2020 sur deux mandatures municipales. Je voudrais rappeler aussi, en termes de grands objectifs, que ce que nous allons faire au travers de ces écoles, c’est non seulement de respecter le plan climat en matière de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre mais aussi d’améliorer la qualité de vie pour l'ensemble des personnes qui sont dans ces écoles ; on connaît tous des écoles qui sont parfois surchauffées ou au contraire insuffisamment chauffées en raison d’un manque de régulation thermique. C’est aussi un élément de pédagogie, et je le dis à Mme GASNIER qui évoquait cette question ; bien évidemment, c’est un élément de la pédagogie en direction des enfants des écoles que d'être dans des écoles qui seront concernées par ce plan climat. Et c'est aussi un élément d'économie. On a voté hier un budget supplémentaire qui prévoyait notamment 6 millions d'euros supplémentaires pour les dépenses énergétiques : c'est bien la démonstration que dans des périodes où le prix de l'énergie ne cesse d'augmenter, réduire nos consommations énergétiques, c’est aussi particulièrement sain pour les finances de la collectivité. Alors, on a procédé par plusieurs étapes pour aboutir à ce résultat. D'abord, des diagnostics ont été effectués. Yves CONTASSOT le rappelait tout à l'heure : on a une grande hétérogénéité et beaucoup d’écoles sont aujourd'hui des passoires énergétiques, il faut le dire ainsi, et d'autres sont au contraire plutôt pas trop mal placées. Mais globalement, quand même, un parc qui mérite très largement que nous travaillions sur ce point. On a testé sur cinq écoles représentatives de nos écoles parisiennes, ce que pouvaient nous proposer les opérateurs possibles, ce qui nous a amenés à réfléchir sur ce dispositif de C.P.P.E., contrat de partenariat de performance énergétique. Alors, j'ai bien entendu l'intervention tout en nuances d'Alain LHOSTIS sur ce sujet, et donc, je voudrais lui répondre. D'abord lui dire que les questions qu'il pose, nous nous les sommes posées aussi et que ce ne sont donc pas des questions illégitimes, sur la façon dont ce projet va être piloté. Si nous avons retenu pour ces 100 premières écoles le contrat de performance énergétique, c'est parce que c'est celui qui nous apparaît aujourd'hui le seul que nous ayons qui soit capable de garantir le résultat. En effet, l'objectif de ce plan n'est pas seulement de faire des travaux, c'est réellement de pouvoir constater sur une durée de vingt ans, que nous aurons réduit de 30 % nos consommations énergétiques. Le contrat de performance énergétique est celui qui aujourd'hui nous permet de nous engager maintenant et d'avoir des résultats sur cette durée parce que les entreprises ne seront payées qu'en fonction des résultats. Je ne dis pas que c'est parfait. Je ne dis pas que cela résout tous les problèmes mais aujourd'hui, dans l'état du droit, et je n'ai pas forcément envie d'attendre éternellement qu’éventuellement le droit change alors que le gouvernement en place dit plutôt que "l'environnement, cela commence à bien faire", plutôt que d'améliorer les choses. Dans l'état aujourd'hui du droit, nous n'avons que cela en magasin. Cela ne nous empêche pas, et je vais y revenir, d'essayer de réfléchir à améliorer notre capacité pour l'acteur public que nous sommes et avec nos partenaires publics comme la Région, de renforcer notre capacité à piloter ce type de dispositif. Le gros avantage pour moi, en tout cas, je l'ai défendu tel quel dans toutes les commissions où nous y avons travaillé, c'est cette garantie de résultat. L'étude a montré aussi des économies financières. Elle a montré aussi un raccourcissement des délais. Ce sont des éléments qui viennent comme des "plus" mais qui ne seraient pas forcément discriminants, s'il n'y avait pas ce résultat. Je voudrais quand même rappeler à Alain LHOSTIS que ce projet de délibération ne tombe pas du ciel. Il a été présenté notamment à la C.C.S.P.L., donc la Commission consultative des services publics locaux. Dans cette commission, elle a émis un avis favorable à l'unanimité, commission dans laquelle l'ensemble des groupes politiques sont représentés, y compris, pour le dire clairement, votre groupe. La lecture que vous faites du rapport est votre lecture ; elle me semble extrêmement partiale sur à la fois les conclusions en ce qui concerne la complexité et sur les coûts. Il nous semble, et c'est l'analyse que nous avons faite, que cette étude permet de confirmer qu'il y a pertinence, en l'occurrence, pour lancer ce type de dispositif. Ce que je voulais dire en complément, c'est que nous lançons sur ces 100 premières écoles mais que, bien évidemment, nous voulons associer dans ce travail totalement nos services de la Ville, et j'en profite pour dire notamment à François VAUGLIN que nous allons conserver, dans la gestion des centres thermiques de nos écoles, la répartition entre privé et public telle qu'elle existe aujourd'hui. Les centres thermiques publics continueront d'être gérés par le public. Et nous allons, au fur et à mesure de cette expérimentation, réussir à faire remonter des compétences au niveau de nos propres services. Et nous réfléchissons aussi avec la Région Ile-de-France parce que cela fait partie du contrat de second tour sur lequel Jean-Paul HUCHON a été élu, nous réfléchissons à la création d'une S.E.M. ou d'une société publique locale, puisque Yves a introduit cette nuance dans le débat. En effet, la forme juridique reste à discuter. Cette structure pourrait s’appeler Ile-de-France Énergies Nouvelles et nous aiderait à la fois dans le travail que nous voulons mener sur la réhabilitation thermique et sur la la production énergétique… J'en profite pour dire à Mme HAREL que je ne sais pas où elle a lu qu’on ne ferait pas les 200.000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques, mais cela reste notre engagement et nous nous donnons aujourd'hui les outils pour pouvoir le réaliser. L'idée est donc que cette S.E.M. ou S.P.L. soit en capacité de pouvoir être intervenante sur ce type de dispositif. Est-ce que ce sera pour le deuxième lot ou le troisième lot d’écoles ? Cela dépend de la rapidité à laquelle nous réussirons à monter un tel dispositif, mais des études faites par la Caisse des Dépôts, notamment sur ces dispositifs de tiers investisseurs, nous permettent aujourd'hui de penser qu'il y a réellement une capacité à les mettre en place. Enfin, sur le choix des écoles sélectionnées. Je dois reconnaître qu’on peut faire mieux et que l'on fera mieux par la suite. On a été un peu pris par la complexité des dispositifs sur la mise en place de cette première sélection parce qu'il fallait à la fois prendre en compte le fait que nous souhaitions une représentation qui soit homogène par rapport aux arrondissements mais aussi représentative de la qualité des écoles et représentative de la diversité des centres thermiques. C'est relativement complexe et donc c'est un élément qui a fait que nous n'avons pas forcément suffisamment pris en compte un travail au niveau local avec les arrondissements, ce que nous ferons mieux par la suite. Voilà ce que je souhaitais vous dire. Globalement, il faut reconnaître : - que nous sommes dans quelque chose qui est complexe, que nous tentons des choses nouvelles ; - que nous n'avons pas forcément toutes les réponses ; - que le dialogue compétitif doit nous permettre d’améliorer le cahier des charges ; - que nous prenons en compte la proposition et le vœu qui étaient déposés par M. MARTINS, sur lequel on va donner un avis favorable, de façon à prendre en compte évidemment les clauses sociales dans le dispositif qui sera mis en place ; - que nous allons évidemment favoriser le recours à la C.P.C.U., comme me l’a rappelé Yves CONTASSOT. Je crois avoir répondu à tous. J'espère ne rien avoir oublié d'important. Donc, nous allons évidemment vous tenir informés de tout cela au fur et à mesure, sachant que, de toute façon, à partir du moment où nous allons travailler par lots de 100 écoles, cela veut dire que systématiquement, évidemment, pour les nouveaux dispositifs, nous reviendrons devant le Conseil de Paris. Merci.

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Jeudi 8 juillet 2010 - 17 H 36  | Aucune réaction pour l'instant

Intervention de Denis Baupin au Conseil de Paris des 8 et 9 juillet 2010

D'abord, Monsieur le Maire, je voudrais dire que je me réjouis, comme les autres orateurs de mon groupe, que la délibération que vous nous proposez aujourd'hui permet de marquer une nouvelle étape de reconquête des berges de la Seine.

Dès 2001, nous avions franchi une première étape, lorsque nous avions réservé aux piétons, aux cyclistes, aux rollers les berges de la Seine pendant un mois, pendant l'été, et que n’avions-nous pas entendu alors !

Que n’avions-nous pas entendu alors de la part des mêmes qui aujourd'hui refusent encore toute avancée ! Heureusement que nous avions alors résisté aux conservateurs et heureusement que nous avions anticipé.

Monsieur LAMOUR, je me permets de vous interpeller. Franchement, quand vous dites qu'il faudrait faire confiance aux actionnaires des constructeurs automobiles pour résoudre les problèmes de pollution de l'air dans Paris, rassurez-moi, vous n'êtes pas sérieux ?! Faire confiance aux actionnaires des constructeurs automobiles, c’est comme si vous nous disiez qu'il fallait faire confiance aux banques pour résoudre la crise financière, faire confiance à Mme BETTENCOURT pour résoudre l’injustice sociale et fiscale !

Non. Les constructeurs automobiles, certes, peuvent évoluer mais ils ne le font jamais que sous la contrainte que nous exerçons et c'est pour cela que nous avons intérêt à ne pas abolir notre propre volonté politique, comme nous l'avons fait depuis maintenant près de 10 ans.

Alors, si nous avons réussi à Paris à réduire la pollution de l'air, à réduire les émissions de gaz à effet de serre, c'est parce que nous avons choisi, et cela a été rappelé par de nombreux orateurs, de repartager l'espace dans Paris. Et si nous avons obtenu ce résultat, c'est parce que la circulation automobile dans Paris a été réduite de 450.000 déplacements en voiture par jour.

Le projet concernant le tronçon dont nous parlons aujourd'hui, est un projet très raisonnable qui vise à peu près 20.000 véhicules par jour. On est sur 1/20e de ce que nous avons réussi à réaliser dans la mandature précédente et nous avons réussi à le faire, pourquoi ? Parce que nous avons mis en place les transports collectifs qui permettaient d'absorber les déplacements. Evidemment, tout le monde a besoin de se déplacer. C'est un million de places supplémentaires de transports collectifs qui ont été mises en place dans la mandature précédente.

Regardez ce qui s’est fait en matière d'offre de métros, en matière d’offre de tramway, en matière d’offre de bus pendant toute cette mandature. Donc il faut poursuivre, et cela a été rappelé dès l'intervention du Maire, que nous avons des marges en matière de renforcement, notamment avec la ligne 1 de métro, avec le R.E.R. A, avec le R.E.R. C.

C'est un rapport quasiment de 1 à 10. Donc, on a réellement de la marge. Peut-être même que l'on aurait pu aller plus loin.

Un de mes regrets aujourd'hui, c'est que l'on soit aujourd'hui dans le cadre du droit tel qu’il est à Paris, obligé quelque part de s'autocensurer.

Ce n'est pas une attaque vis-à-vis des services de la Préfecture de police mais il y a quand même un certain archaïsme à ce que, aujourd'hui, dans la répartition des droits sur la voirie parisienne, l’électeur parisien, lorsqu’il a voté aux dernières élections municipales et qu'il a voté pour un projet de réduction de la circulation automobile, notamment sur les berges, n’ait pas les mêmes compétences que les électeurs de Lyon, de Bordeaux, de Marseille quand ils choisissent de réduire la circulation automobile.

Puisque je dois conclure, je voudrais vous dire, Monsieur le Maire, que, évidemment, nous voterons avec enthousiasme cette délibération. Nous espérons que cette situation du droit pourra se poursuivre, de façon que, réellement, on puisse reconquérir de façon définitive ces berges de la Seine pour la majorité qui en est aujourd'hui exclue : les piétons, les cyclistes, les usagers des transports collectifs. Et répondre à M. LAMOUR que non, ce n'est pas une écologie de contrainte mais qu’au contraire, c’est une écologie de liberté et de qualité de vie.

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