Mardi 29 Juin 2010 - Catherine Balle
Chauffer une école grâce à la chaleur des égouts, voici ce que va expérimenter la Ville de Paris à partir de février 2011. La mairie vient de donner son feu vert à la Compagnie parisienne de chauffage urbain afin qu'elle teste le dispositif dans le groupe scolaire Wattignies (XIIe). Le concept devrait permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre. « Nous devrions économiser 50 t de C02 par an, promet Denis Baupin, l'adjoint de Bertrand Delanoë en charge du développement durable. L'école Wattignies va passer de 0% d'énergie renouvelable à 55%. »
Une première dans la capitale
Le principe de ce chauffage aux égouts? Il s'agit de mettre dans les égouts des échangeurs thermiques qui récupèrent les calories des eaux usées (dont la température est comprise entre 120C et 19oC). Connectés à l'installation de chauffage, les échangeurs transmettent ensuite ces calories pour chauffer l'eau des radiateurs. « Tous ces circuits sont totalement sécurisés et étanches », précise-t-on à la mairie de Paris. Il n'y aurait donc aucun risque de « contamination », notamment en termes d'odeurs. Si des expérimentations similaires existent déjà dans d'autres villes françaises, ce système de chauffage est une première dans la capitale. La mairie envisage d'ailleurs d'étendre ce procédé à d'autres équipements publics (écoles, piscines, gymnases, bâtiments administratifs ...), ainsi qu'à des logements sociaux (grâce à la chaleur des eaux des douches).
« Entre la Seine, ses canaux, les réseaux d'eau non potable et les réseaux d'eaux usées, Paris a beaucoup de potentialités en la matière », assure Denis Baupin. L'élu souligne par ailleurs que la mairie réfléchit également à « l'utilisation de la chaleur du métro ». D'ici à 2020, la Ville de Paris prévoit de réduire de 30% ses émissions de gaz à effet de serre. » Lire l'article
Huit hydroliennes vont être bientôt implantées dans le fleuve parisien. C’est l’objectif d’un appel à projets qui va être lancé par la mairie.
Marie-anne Gairaud | 28.06.2010, 07h00
Et si la Seine servait à chauffer votre appartement? L’idée peut paraître saugrenue. Pourtant, Paris a bel et bien décidé de tenter une expérience : exploiter l’énergie produite par les courants de la Seine captée par des turbines ou des hélices placées sous l’eau. La filiale Energies nouvelles d’EDF aurait déjà jugé l’idée intéressante. La mairie va donc lancer dans les prochains jours un appel à projets pour que des entreprises installent des hydroliennes dans le fleuve. « Après une étude du service de l’écologie urbaine et de Voies navigables de France, quatre sites potentiellement exploitables (avec deux hydroliennes chacun) ont déjà été repérés », révèle Denis Baupin, l’adjoint au maire chargé du développement durable. Un des sites est à l’ouest, au niveau du pont du Garigliano (XVIe) et les trois autres au centre : les pont de la Tournelle, pont Marie et Pont au Change (IVe). « A ces endroits, le courant s’accélère un peu », souligne l’élu. Les entreprises tentées par l’expérience ont jusqu’à l’automne pour déposer leur dossier. Les lauréats seront désignés en janvier prochain et les premières hélices ou turbines pourraient être installées au printemps 2011. La ville n’en est pas à sa première expérience en matière d’énergie renouvelable. Elle a déjà choisi la géothermie pour chauffer des immeubles dans le XIXe arrondissement (l’eau chaude est captée en sous-sol) et elle a installé depuis ce printemps deux mini-éoliennes dans le XXe sur le toit de la Maison de l’air. Un impact pédagogique important « L’idée est de repérer toutes les puissances naturelles que nous avons à Paris et qui peuvent être exploitées », indique encore l’élu écologiste. Si l’eau puisée à l’est de Paris va pouvoir chauffer l’équivalent de 12000 logements dans la ZAC de Paris Nord-Est, l’efficacité des éoliennes reste encore à prouver. « Le site n’est pas particulièrement venteux mais, ces deux derniers mois, les éoliennes ont quand même réussi à produire 500 kWh*. Nous allons faire des modifications sur les pales des appareils pour être plus performants », annonce Frédéric, le président de la société Elena qui a installé les mini-éoliennes. Quant à l’énergie du fleuve, tout reste encore à démontrer… « De toute façon, on ne s’attend pas à des monts et merveilles avec ces techniques, admet Denis Baupin. Mais l’impact pédagogique de ces expériences est aussi important, insiste l’élu. Vélib’ a aidé les Parisiens à réaliser qu’on pouvait se déplacer à vélo dans la ville. Les énergies renouvelables éveilleront la conscience des Parisiens sur la nécessité d’être vigilant sur leur consommation. » * Un ménage vivant dans 100 m2 consomme environ 4000 kWh chaque année. » Lire l'articleCommuniqué de Presse de la Ville de Paris 22/06/2010
La Ville de Paris a lancé en mai une opération d’échange d’ampoules à incandescence contre des ampoules basse consommation en direction des 32 000 foyers parisiens bénéficiant du Tarif Première Nécessité (TPN).
La première étape de cette opération, menée à l’initiative de Denis Baupin, adjoint chargé du développement durable, de l’environnement et du plan climat et d’Olga Trostiansky, adjointe chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l’exclusion, s’est déroulée dans toutes les mairies d’arrondissements, où trois ampoules basse consommation étaient données en échange d’une ampoule à incandescence usagée. La distribution était accompagnée de conseils en économie d’énergie, dispensés par des conseillers spécialement formés. Au total, du 4 au 21 mai, 37 851 ampoules ont été distribuées, au profit de 12 617 bénéficiaires du TPN (sur 31.630 au total, soit un taux de recours de près de 40 %). Un premier résultat très positif pour cette opération d’une ampleur inédite. La distribution de ces ampoules au profit de foyers en situation de précarité énergétique va se poursuivre en 2010, via les réseaux et structures spécialisés (structures du réseau d’action sociale de la Ville de Paris, réseaux associatifs, etc). L’objectif à terme est de distribuer près de 100 000 ampoules. La Ville mène une politique globale de lutte contre la précarité énergétique, dans un contexte préoccupant d’augmentation des tarifs du gaz et de l’électricité. En 2009, la collectivité parisienne a ainsi dépensé 11,5 millions d’euros pour aider 48 000 foyers à faire face à leurs dépenses d’énergie et à régler des factures impayées. La Ville agit également contre la précarité énergétique en rénovant des logements et en acquérant des équipements économes en énergie. » Lire l'articleEnfin nous arrive quelque chose de réjouissant de l’équipe de France de football en Afrique du Sud : une révolte ! Certes, on nous rétorquera qu’il s’agit de la révolte de jeunes gens perclus de fric, divisés, égoïstes, etc. Sans aucun doute. Mais il y a indéniablement quelque chose de sympathique à lire le regard de défi dans les yeux du capitaine de l’équipe de France, à voir ces joueurs engager un mouvement collectif au risque de fragiliser leur image, leur statut, leurs revenus, un mouvement de révolte, une mutinerie.
« Une mutinerie », n’hésitent pas en effet à proclamer en boucle les médias horrifiés ! Le mot lui-même dit tout : dans toute autre profession, on parlerait de grève. Mais en matière de football professionnel, visiblement, pas d’autre analogie possible que l’institution militaire. Qui ose lever le ton, refuser d’appliquer les ordres, commet le crime de lèse-majesté. Et il suffit d’entendre les protestations unanimes de tous ceux qui vivent grassement de la compétition footballistique (les cadres, les dirigeants de fédération, les commentateurs, les journalistes, les sponsors, les ministres, etc.) pour imaginer la terreur qui les saisit : et si la poule aux œufs d’or était menacée ? Et si l’idée de mutinerie venait à contaminer l’ensemble des clubs de foot, pire l’ensemble du monde sportif… et, non, n’osons pas l’imaginer, la société elle-même ! Que cette image d’insubordination vienne de ceux-là mêmes qu’on a porté au pinacle de la popularité, pourri de pognon, arrosé de luxe, ceux-là mêmes qui sont censés incarner la Nation, porter Le maillot – le sacro-saint maillot bleu – censés chanter en chœur la Marseillaise – vous savez, le « sang impur » - que ce soient ceux-là mêmes qui osent faire ce pied de nez à l’ensemble de la nomenklatura, non décidemment, je n’arrive qu’à m’en réjouir.
Ultime ironie : voir le pauvre Domenech lire lui-même la déclaration d’indépendance des joueurs ! Le général lisant lui-même le message des mutins : un rêve pour tous les soldats du monde ! Certes, le général en question était bien avant cela déjà fortement décrédibilisé… Mais la faute à qui ? Si ce n’est à ceux-là mêmes qui l’avaient laissé en place alors que, visiblement, aux yeux de tous ceux qui semblent tenir des propos compétents en la matière, il n’y était pas à sa place. Il croit même me souvenir qu’à l’époque, on disait que la Fédération française de football – les vieillards cacochymes qui gouvernent ce monde – avait préféré le maintenir plutôt que de voir la glorieuse génération de 1998 menacer leur pouvoir en leur imposant l’un des leurs comme sélectionneur. Ceux-là mêmes qui ont choisi le moins compétent, parce que le moins menaçant, afin de préserver leur petit pouvoir et leurs gros avantages, voient leur revenir en boomerang leur général défait, leur propre incompétence, et cela balancé par leurs propres joueurs qui disent ainsi tout haut que le roi est nu ! Décidemment, et même s’il est probable que l’ordre revienne fissa tant les intérêts en jeu sont considérables - Sarko lui-même a senti le danger - ce 20 juin 2010 restera comme un jour faste.
Denis Baupin
» Lire l'articleDenis Baupin a participé à la Conférence C40 "Stratégies pour des villes hautement efficaces" du 10 et 11juin 2010
Une politique énergétique durable dans les villes est une clé pour surmonter les changements climatiques. L'atelier a présenté des exemples réussis d'un approvisionnement énergétique intégrée (co-generation/tri-generation) et de technologies innovantes visant à réduire les émissions de CO2. Il y a également été présenté des exemples de meilleures pratiques de planification énergétique communautaire - en se concentrant sur les stratégies nécessaires au niveau local pour atteindre le plus haut niveau de l'efficacité énergétique dans une zone urbaine.
Etaient également présents :
Klaus Wowereit, le Maire de Berlin Michael Geißler, Directeur de l'agence de l'énergie de Berlin David Miller, le Maire de Toronto » Lire l'article
Le Parisien - 17/06/10 - Marie Anne Gairaud
Réunion à haute tension aujourd'hui à l'Hôtel de Ville. Une rencontre est programmée ce matin pour parler téléphonie mobile. A l'ordre du jour, le remplacement des antennes-relais par de plus petits modèles. Bertrand Delanoë avait annoncé une étude sur le sujet au début de l'année. Six mois après, la ville lance enfin le processus.
Un bras de fer en perspective. Le consensus risque d'être difficile à trouver. D'ores et déjà, les opérateurs mettent en doute l'intérêt de ces micro-antennes. «Cela augmenterait l'exposition du public aux ondes radio. Etant moins puissantes, les micro-antennes doivent être installées plus près des utilisateurs », assure l'Afom (Association française des opérateurs mobiles). «Comment peuvent-ils le savoir? Si les opérateurs ont déjà des études sur le sujet, qu'ils nous les fassent connaître! répond Denis Baupin, adjoint au maire de Paris chargé du développement durable. Les microantennes, même rapprochées, seront moins puissantes. Ce serait déjà un mieux pour les personnes vivant à proximité. »
Des promesses oubliées ? L'association Robin des toits et le syndicat Supap-FSU reprochent à la ville d'être en retard sur le dossier et le début de cette étude. Les deux organismes lanceront demain un «appel du 18 juin» à Bertrand Delanoë. « Où sont passées les promesses faites aux Parisiens, à la suite de la Conférence de citoyens sur les ondes qui demandait à la mairie d'appliquer le principe de précaution? » lâche Etienne Cendrier, porte parole de Robin des toits. Un an après, l'association juge que la mairie n'a rien fait pour limiter l'exposition des Parisiens aux ondes des antennes.
De timides avancées. «Depuis cette conférence, des réunions d'informations ont été organisées dans trois arrondissements et "nous essayons de limiter l'usage du wi-fi dans les bibliothèques », plaide-t-on à la ville. « La création d'un organisme de surveillance sur les ondes a aussi été promise lors de la réélection de la gauche au conseil régional. Et nous attendons l'expérimentation sur l'abaissement de la puissance des grosses antennes dans les XIVe et XVe arrondissements », indique Denis Baupin. Mais ce dernier point relève du gouvernement. «Et pour l'instant, ajoute l'élu, il a pris du retard ».
Un quatrième opérateur dans les starting-blocks. Free est sur les rangs pour installer de nouvelles antennes sur les toits parisiens. Quelque 300 appareils viendraient s'ajouter aux 2000 déjà existants. Le Conseil de Paris devait donner son feu vert le mois dernier, mais la délibération glissée dans l'ordre du jour a finalement été retirée in extremis ... » Lire l'article
































































































