Archives • Mai 2010
Dimanche 30 mai 2010 - 17 H 24  | Aucune réaction pour l'instant
Le mouvement Verts-Europe Ecologie présentera dix mesures au Conseil de Paris des 7 et 8 juin, où sera décidé l’avenir de la bicyclette dans la capitale. Les 7 et 8 juin, le Conseil de Paris doit approuver le schéma d’orientation pour le développement du vélo dans la capitale française ces prochaines années. Un document essentiel qui va se substituer à celui de 2002-2010, voté dans la précédente mandature, et qui, selon certains élus ou militants Verts, n’a pas tenu toutes ses promesses. Selon eux, aucun aménagement ambitieux n’a été réalisé depuis 2007, c’est-à-dire depuis l’arrivée du Vélib’. Afin de donner une nouvelle impulsion au vélo parisien, le mouvement écologiste entend défendre dix propositions. Dans ce programme, il faudrait notamment : rendre les itinéraires cyclables continus (particulièrement aux carrefours), créer des axes structurants importants (achèvement de grands réseaux), améliorer la signalétique vélo, créer un double sens vélo dans toutes les rues d’ici 2014, renforcer le réseau de professionnels du cycle, quadrupler les points de stationnement, et aussi intégrer la concertation avec les cyclistes dans les processus de décision des grands travaux de voirie.

« Un moyen de transport moderne »

« Il ne faut jamais cesser de rappeler que le vélo est le seul véhicule dont l’usage ne crée ni pollution (pas d’impact sur le changement climatique) ni nuisance sonore, insiste Verts-Europe Ecologie. Sa pratique est même conseillée pour la santé. ». Avec un territoire de 87 km2 doté d’un relief limité, Paris, que l’on traverse en un quart d’heure environ à vélo quel que soit l’endroit où l’on se trouve, apparaît souvent comme un site idéal pour les cyclistes. La densité parisienne d’habitants (24.000/km2) est parmi les plus élevées du monde. Dans ce contexte, la bicyclette semble donc particulièrement adaptée. C’est en tout cas la conviction de Denis Baupin, adjoint (Verts) au maire de Paris. Un élu qui tient aussi à saluer le travail déjà effectué en la matière, et en particulier « la mise en place obligatoire, dès le 30 juillet, d’un contresens cyclable dans les rues en sens unique », a-t-il confié à France-Soir. Selon lui, il faut faire évoluer l’image du vélo qu’il estime être un moyen de locomotion moderne. Et surtout qu’à terme « ce ne soit plus la bicyclette qui s’adapte à la ville, mais progressivement le contraire ».  » Lire l'article
Mardi 25 mai 2010 - 16 H 44  | Aucune réaction pour l'instant
Denis Baupin, maire adjoint Vert à la mairie de Paris chargé du développement durable, de l’environnement et du plan climat.
Les Champs-Elysées tout le temps piétons ? Les Champs-Elysées tout le temps piétons ? © SIPA France-Soir. L’idée de rendre les Champs-Elysées piétons a-t-elle déjà été évoquée par le Conseil de Paris ? Denis Baupin. Non, l’idée n’a pas été évoquée telle quelle mais il est vrai qu’il y a véritable problème de circulation sur les Champs-Elysées. La plus belle avenue au monde est en fait la plus belle autoroute du monde. Il y a beaucoup trop de voitures sur la voie, la rendant inhospitalière. F.-S. Peut-on alors imaginer la fermer définitivement ? D. B. Au moment du 14 Juillet, du Tour de France ou de manifestations comme Paris Capitale, on se rend compte qu’il est parfaitement possible de fermer les Champs-Elysées sans que cela ne pose de problèmes majeurs. Si on ne peut la rendre immédiatement piétonne, on pourrait interdire l’avenue aux véhicules tous les dimanches comme nous l’avons fait pour les voies sur Seine ou le canal Saint-Martin. Ce serait une première étape symbolique de reconquête de l’avenue. Et on pourrait aussi immédiatement créer des couloirs de bus et des pistes cyclables. Il y a largement la place ! F.-S. D’autres lieux de la capitale peuvent-ils se prêter au piétonnier ? D. B. Oui, je l’ai proposé aux municipales, la rue de Rivoli ou la rue de Rennes très commerçantes pourraient devenir piétons « à temps partiel ». Ici, une fermeture à la circulation à des horaires précis, disons de 10 heures à 18 heures est plus envisageable. Un fonctionnement similaire a vu le jour avenue de la République à Lyon ainsi qu’à Londres avec Oxford Street et tout le monde s’y retrouve. Les commerçants, les habitants, les touristes F.-S. Cela ne risque-t-il pas de surcharger certains autres axes ? D. B. Pour éviter que les voitures ne créent d’autres problèmes ailleurs, ces changements devront évidemment s’accompagner d’un renforcement de l’offre en matière de transports doux. Les couloirs de bus seraient conservés, il faudrait en créer là où il n’y en a pas et les transports publics développés. Par exemple la rue de Rivoli est desservie par la ligne 1 du métro. Cette ligne est en train d’être entièrement automatisée ce qui permettra de faire rouler 20 à 30 % de métros en plus. C’est considérable. F.-S. Imaginer des projets est une chose, les réaliser en est une autre. Comment comptent faire les Verts pour que ces idées aboutissent ? D. B. Lors des dernières élections européennes et régionales, les Parisiens ont montré qu’ils veulent plus d’écologie. C’est motivant et encourageant pour la suite. Il faut poursuivre la transformation de la ville avec l’idée de se passer le plus possible de la voiture. Ainsi Bertrand Delanoë a repris à son compte l’idée de fermer les voies sur berges. Une première étape devrait aboutir d’ici à 2011.
 » Lire l'article
Mardi 25 mai 2010 - 12 H 08  | Aucune réaction pour l'instant
Ci-git le Grenelle de l’Environnement ! Le vote du projet de loi dite « Grenelle 2 » par l’Assemblée Nationale (avant une ultime commission mixte paritaire avec le Sénat le 29 juin prochain) met un point final à l’espoir que le Grenelle de l’Environnement avait pu entrouvrir.

Certes tout n’est pas à rejeter dans les lois Grenelle 1 et 2. Il y a quelques avancées notables. Mais la France avait tellement de retard que ces lois ne permettent même pas de le rattraper, ce qui déjà n’aurait été qu’un minimum pour un pays qui se glorifiait, il y a peu encore, de guider le monde en la matière (sic). Comme à Copenhague, comme pour la taxe carbone rejetée par le Conseil Constitutionnel, l’ambition du Grenelle (et notamment des nombreux écologistes qui s’étaient sincèrement engagés dans la démarche) s’est fracassée sur la contradiction profonde dans laquelle se trouvent des dirigeants politiques qui veulent bien « faire de l’environnement », mais à condition que cela ne remettent pas en cause ni un modèle économique qui pourtant craque de toute part, ni la religion de la sacro-sainte croissance, ni les intérêts immédiats de nombreux lobbys plus ou moins bien placés en cour. Chaque fois le même dilemme est reposé : il n’est pas possible de limiter le réchauffement climatique à hauteur de 2 degrés (et de suivre les conseils prodigués par la communauté scientifique), de réduire nos émissions de gaz à effet de serre ou d’améliorer notre rapport à l’environnement, si on refuse « d’entrer dans le dur » du modèle de développement, si on en reste à une vision de surface. Et chaque fois, le dilemme est tranché de la même façon : l’environnement, ça commence à bien faire, réduisons les ambitions environnementales, privilégions les logiques de court terme plutôt que la vision politique. Il n’y a que deux issues possibles : soit, à force de reporter systématiquement les mesures nécessaires, c’est la planète qui présentera la note, et nos sociétés seront alors contraintes de s’adapter à des coûts économiques et plus encore sociaux qui pourraient bien mettre à mal l’équilibre même de nos sociétés et nos civilisations ; soit, et c’est au moins en cela que le Grenelle aura pu être utile, démonstration faite qu’on ne peut décidément pas mener une politique écologiste avec des hommes et femmes politiques productivistes (rappelons qu’à Copenhague aucun des chefs d’État présents n’était écologiste), nos concitoyens mettront en situation de responsabilité des écologistes. Espérons qu’il ne sera alors pas trop tard. À lire : l’explication du vote des députés Verts (par Yves Cochet) et l’appel de l’association Agir Pour l’Environnement à voter contre le Grenelle 2.  » Lire l'article
Mardi 25 mai 2010 - 12 H 00  | Aucune réaction pour l'instant

L'opération "ampoules basse consommation" contre la précarité énergétique se poursuit à Paris et rencontre son public.

Des ampoules économes d'énergie et des ampoules traditionnelles à incandescence. (© AFP Frederick Florin)

Philippe Proyer et son collègue Halim Khalpoun ne chôment pas. Depuis le 4 mai, plus de 100 personnes viennent chaque jour récupérer des ampoules basse consommation dans leur bureau, à la mairie du XXe arrondissement de Paris. Explication de Philippe: «Les gens qui bénéficient du tarif première nécessité d'EDF ont reçu une lettre et un coupon de la Ville de Paris, pour échanger une ampoule à incandescence usagée contre trois ampoules basse consommation». La mesure concerne 32 000 Parisiens modestes, dont 4 192 vivent dans le XXe. Sur la table des deux responsables de l'opération pour la mairie du XXe, les boîtes sont soigneusement rangées, des plaquettes explicatives sont à dispositions de ceux qui viennent récupérer leurs ampoules. Philippe Proyer explique les avantages des «ampoules basse consommation sur quatre points essentiels. Elles consomment cinq fois moins d'énergie, durent huit fois plus longtemps, chauffent moins et sont entièrement recyclables.» Des effets sur la facture? «L'utilisation de ces ampoules permet d'économiser jusqu'à 20 euros par an!» Philippe ajoute que «d'ici à 2012, on ne trouvera plus d'ampoule à incandescence dans le commerce.» L'échange d'ampoules s'accompagne d'une petite explication sur les gestes écologiques. Abdelkader est venu chercher ses trois ampoules, il est «content d'apprendre que c'est si simple de faire des économies d'énergie». Cet homme de 45 ans est abasourdi lorsque Philippe lui apprend que «des appareils mis en veille consomment 70% d'énergie.» Désormais, Abdelkader va «éteindre la télévision avant de dormir!» Il demande aussi comment on dégivre un réfrigérateur, «encore un moyen de limiter les dépenses d'énergie» selon Philippe. L'opération rentre dans le cadre du plan climat et permet de lutter contre la précarité à Paris. Selon Philippe Proyer, «la préoccupation des gens est à moitié écologique, à moitié économique. Ils sont ravis parce qu'une ampoule basse consommation coûte entre 7 et 11 euros.» Abdelkader confirme, «il n'y a pas de petite économies». Pour lui, «l'écologie, c'est important, mais c'est aussi un produit de luxe». Cette opération est la première organisée par la Ville de Paris, et «fait l'unanimité» d'après Philippe Proyer, qui est installé derrière son bureau prévention écolo jusqu'au 21 mai.

Reportage Par ARIANE LECOINTRE

http://www.liberation.fr

 » Lire l'article
Vendredi 21 mai 2010 - 10 H 01  | Aucune réaction pour l'instant
La 6e conférence européenne des villes durables, Dunkerque 2010, a examiné comment le développement durable peut aider les autorités locales à affronter les défis économiques, sociaux et climatiques actuels et comment sa mise en œuvre peut être poussée davantage dans le contexte de crise actuel. La conférence rassembla des acteurs clés afin d’identifier les changements nécessaires à nos cadres politiques et examina comment les différents secteurs peuvent coopérer pour pousser davantage le développement durable en Europe. Denis Baupin a participé avec Michel Delebarre, Président de la Communauté urbaine de Dunkerque et Alain Juppé, Maire de Bordeaux, à la cession des Maires. A également participé à la conférence : Andrée Buchmann, Vice-présidente de la Communauté urbaine de Strasbourg et Dominique Voynet, Maire de Montreuil. Deux déclarations politiques : la Déclaration de Dunkerque 2010 sur le Développement Durable Local et la Déclaration de Dunkerque 2010 sur le Climat, ont été approuvées par acclamation durant la plénière de clôture du 21 mai. Pour en savoir plus : http://www.dunkerque2010.org/  » Lire l'article
Lundi 10 mai 2010 - 15 H 43  | Aucune réaction pour l'instant
Europe Ecologie réfléchit à la construction d'une "utopie réaliste" ARCUEIL - "Tenter d'inventer autre chose", bâtir avec du sang neuf une "utopie réaliste": leaders et sympathisants d'Europe Ecologie, Verts, non-Verts, "divers", ont réfléchi toute la journée samedi à la manière de poursuivre sur la lancée de leurs récents succès électoraux. "Conventions régionales" ou "brain-storming": 19 réunions au total étaient programmées à travers le pays. Celle d'Arcueil (Val-de-Marne) a rassemblé plus de 500 supporteurs du mouvement né pour les élections européennes de juin 2009. Le matin, dans un cinéma bondé, ont débattu sur le thème "Nos valeurs, ce qui nous rassemble" les principaux chefs de file dont l'eurodéputée Eva Joly, venue à EE "avec l'espoir de construire une alternance politique", animée d'un "sentiment de révolte contre l'injustice". Puis Daniel Cohn-Bendit, leader de 68, a parlé de "désir d'utopie". "Les désirs, ça nous fait avancer", a-t-il dit, avant d'évoquer l'importance du "parler vrai", de la "transparence". "Les journalistes ne comprennent pas Europe Ecologie. Nous aussi, des fois, on ne comprend pas!", a-t-il lâché, faisant rire une assistance acquise. "On a déclenché une dynamique politique qu'on ne maîtrise plus tout à fait". Pour beaucoup, EE est "un désir, une utopie et la projection de ce dont ils ont rêvé depuis des années. Notre problème, c'est de faire de ces projections multiples un projet collectif qui fonctionne", a souligné Dany qui prône une "utopie réaliste". Alors, il s'agit de "définir des étapes réalistes et crédibles", de "gérer collectivement la séquence 2011-2012", de construire "la meilleure forme d'organisation" pour les "accords sur des législatives, la présidentielle", a-t-il assuré. Cécile Duflot, à son coté, se dit "attentive à ce qu'on sorte de nos petits discours entre nous". Il faut "avoir une utopie, un projet" car il y a situation de "désespérance" et "notre responsabilité est extrêmement importante". S'ensuit, dans un préau d'école, le moment du panier repas en commun. "Dany" pique-nique au coté d'Eva Joly. Les gens s'approchent du stand "adhésions". Une vingtaine à 15H00. Oubliés "les petits moments d'engueulade" entre leaders. Le climat est au beau fixe, comme le temps. La dissolution des Verts dans EE? "Je me tamponne des étiquettes", confie Jacqueline, nouvelle adhérente d'EE, qui préfère taire son nom. "J'ai flirté avec les Verts sans prendre ma carte. J'ai sauté le pas avec EE par son ouverture au social et à l'économique", ajoute cette sexagénaire. Un autre "très vieux Verts", Michel Vampouille, n'a "aucune angoisse que les Verts se dissolvent dans une force plus large", mais veut "un vrai mouvement démocratique". Il salue EE qui a "ouvert les portes et fenêtres", a apporté "sang neuf, idées nouvelles". Pour une autre verte, Anne Souyris, "on ne sait pas ce que va donner", mais "on déchire le petit livre Vert". Pour Denis Baupin, élu parisien Verts "on veut créer un espace politique autonome qui ait des partenariats avec la gauche, mais pas une simple composante de la gauche". Augustin Legrand, fondateur des Don Quichotte, élu en mars conseiller régional d'Ile-de-France avec EE, salue ce "chemin tellement ambitieux", mais qui pour lui est "la seule voie". Il y a aussi des "déçus du PS" comme Jean-Jacques Lejeune qui a rejoint EE pour ce mouvement qui "va à la rencontre des citoyens", "tente d'inventer autre chose, qu'un fonctionnement au mode vertical". Sa compagne renchérit : "au PS, l'appareil a toujours raison". Puis les participants se sont répartis studieusement en ateliers sur "valeurs" ou "formes de militantisme". (©AFP / 08 mai 2010 17h22)  » Lire l'article
Lundi 10 mai 2010 - 15 H 27  | Aucune réaction pour l'instant
Les députés entérinent la suspension des biberons contenant du Bisphénol A
PARIS, 10 mai 2010 (AFP) - Les députés ont entériné, dans le cadre du projet de loi Grenelle 2 la suspension de la commercialisation des biberons contenant du bisphénol A (BPA) qui avait été décidée fin mars par le Sénat. Le Sénat avait adopté à l'unanimité une proposition de loi du groupe RDSE, à majorité radicaux de gauche, destinée à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de Bisphénol A (BPA), déjà en vigueur dans les crèches de plusieurs villes, dont Paris. Une disposition identique a été présentée, sous forme d'amendement, par le député PS Gérard Bapt, et votée sans être discutée, par les députés, dans la nuit de vendredi à samedi, avec l'accord de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno. "Néanmoins, l'objectif à atteindre est l'interdiction totale du BPA dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans, mesure déjà adoptée par le Danemark", a indiqué lundi M. Bapt dans un communiqué. Un amendement en ce sens qu'a présenté le député a été refusé par Mme Jouanno puis rejeté par les députés en séance publique. M. Bapt demande par ailleurs au gouvernement de lancer une campagne d'information et de prévention "à destination des femmes enceintes" car "il a été démontré que le BPA se transmettait également par le cordon ombilical". Le projet de loi sur le Grenelle 2 sera soumis au vote des députés mardi 11 avant la réunion d'une commission mixte paritaire (CMP) sur un texte commun. bbm/aml/swi/bma
 » Lire l'article
Vendredi 7 mai 2010 - 18 H 09  | Aucune réaction pour l'instant
Vous trouverez ci-dessous le vœu qui sera porté par le groupe les Verts lors du prochain Conseil de Paris des 10 et 11 mai, relatif à un engagement de la Ville de Paris en faveur du désarmement nucléaire.
Ce jour Jacques Boutault et Denis Baupin ont rencontré en mairie du 2ème arrondissement les militants qui se sont engagés pour dix jours dans un jeûne-action « afin de contribuer à l’éveil de l’opinion publique pour que la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération débouche sur l’adoption du principe d’une Convention d’élimination des armes nucléaires ».
Pour résumer, l’objectif de ce vœu est que la Ville de Paris soit « active » sur ce dossier, alors que : - le Traité de non prolifération des armes nucléaires fait actuellement l’objet d’un examen, - que l’association des Maires pour la Paix, pilotée par les Villes d’Hiroshima et Nasaki, lance une campagne « Vision 2020 » où les villes de la planète sont invitées à signer un appel et à en assurer la promotion auprès de leurs habitants - où la France doit résolument s’engager dans le processus des négociations en cours sur la dénucléarisation militaire engagé par le Président Obama.
Conseil de Paris des 10 et 11 mai 2010 Vœu pour un engagement de la Ville de Paris en faveur du désarmement nucléaire, à l’occasion de l’examen du Traité de non prolifération Présenté par Denis Baupin, Jacques Boutault, Sylvain Garel et l’ensemble des éluEs du Groupe Les Verts Considérant que s'est ouverte le 3 mai la Conférence d’examen du Traité de non- prolifération des armes nucléaires qui s'annonce comme l'événement le plus important sur le calendrier du désarmement nucléaire au niveau mondial ; Considérant que la signature par Barack Obama et Dimitri Medvedev à Prague d’un nouvel accord bilatéral de réduction de leurs armes stratégiques offensives a été une étape encourageante sur le chemin de la paix et de la sécurité dans un monde sans arme nucléaire ; Considérant qu'au moment où les principales puissances nucléaires s'engagent à réduire leurs armements nucléaires et que Barack Obama, prix Nobel de la Paix, fixe l'objectif d'un monde sans armes nucléaires, il est impensable que la France ne prenne pas sa part de l'effort ; Considérant, comme l'ont justement rappelé Michel Rocard, Alain Juppé et Alain Richard dans une tribune parue dans « Le Monde », que la France doit affirmer résolument "son engagement pour le succès de ce processus de désarmement et sa résolution d'en tirer les conséquences le moment venu quant à ses propres capacités », soulignant au passage le niveau important de l'arsenal atomique français ; Considérant que les villes, leurs habitants sont très directement concernés par la disparition de ces armes dont la fonction spécifique est de décimer la population ; Considérant qu’à l'initiative des villes d' Hiroshima et de Nagasaki, l’Association des Maires pour la paix rassemblent plusieurs milliers de collectivités, dont la Ville de Paris depuis 2002, engagées contre le fléau de la guerre et la destruction de masse et militant pour l élimination de la menace nucléaire ; Considérant qu’à l’initiative du Maire de Paris, des Maires de Hiroshima et de Nagasaki, l’Hôtel de Ville a accueilli en 2005 une exposition pour commémorer les soixante ans de l'explosion des bombes atomiques sur les villes japonaises d'Hiroshima et de Nagasaki ; Considérant que l’association « les Maires pour la paix » est aujourd’hui à l’initiative de la campagne « Vision 2020 ». Dans le cadre de cette campagne, les villes sont invitées à signer un appel qui demande « aux états parties au TNP de s'assurer que le processus d’examen du TNP jette les fondements d’un désarmement nucléaire réel d ici 2020 » ; Considérant qu'à Paris, des militants se sont engagés pour dix jours dans un jeûne-action afin de contribuer à l’éveil de l’opinion publique pour que la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération débouche sur l’adoption du principe d’une Convention d’élimination des armes nucléaires. Ces jeûneurs, accueillis pendant ces dix jours par la Mairie du 2ème arrondissement, ont officiellement demandé au Maire de Paris de donner de la publicité à l’adhésion de la ville de Paris à « Majors for Peace » et de s'engager publiquement pour dire son refus viscéral que les populations des villes soient prises pour cibles dans le chantage à la dissuasion ; Considérant que la Ville de Paris a fait de la défense un thème d’intervention municipale, qu’une conseillère de Paris est spécifiquement chargée de ce sujet par délégation du Maire de Paris, et que dans le cadre de débats, d’animations spécifiques ou de parrainage comme celui du porte avion Charles de Gaulle la municipalité témoigne régulièrement de son implication sur les sujets ayant trait à la défense nationale ; Considérant que ces manifestations de soutien de la Ville de Paris à l'armée pourraient être interprétées comme un soutien et une caution données à l'attentisme français et aux freins mis à l'initiative du Président Obama ; Sur proposition de Denis Baupin, Jacques Boutault, Sylvain Garel et de l’ensemble des éluEs Verts, le conseil de Paris émet le vœu : - que la Ville de Paris réaffirme son soutien à l’action menée par l’Association des Maires pour la Paix, et s’engage à signer l’Appel des Villes en faveur du protocole Hiroshima-Nagasaki, - que le suivi de ce dossier, comme le propose l’Association des Maires pour la Paix, soit confié à un conseiller municipal et qu’une campagne de sensibilisation des habitants de Paris, en lien avec les associations, soit menée pour mobiliser le plus grand nombre, - et que la Ville de Paris demande que la France s'engage dans le processus de dénucléarisation militaire engagé par le Président Obama, Prix Nobel de la Paix, et appelle les autres collectivités locales françaises à peser dans le même sens.  » Lire l'article