Archives • Avril 2010
Jeudi 15 avril 2010 - 11 H 49  | Aucune réaction pour l'instant
INTER SOIR 18H00 - Le 14/04/2010 -18:01 :38 Invité: Denis BAUPIN, adjoint Verts mairie de Paris ERIC DELVAUX A Paris, c'est un peu la surprise du chef, Bertrand DELANOË a présenté ce matin un plan de reconquête des voies sur berges. Rendre aux piétons et aux vélos les axes de bords de Seine, un projet un peu dans l'esprit de ce qui existe déjà notamment à Lyon, notamment à Bordeaux. Encore faut-il que la préfecture de Paris donne son aval, le temps d'étudier les risques d'embouteillages, car 35 000 véhicules utilisent quotidiennement les quais de la capitale. Quelle place pour la voiture dans les villes? C'est le coup de fil du 18h00 d'INTER Bonsoir, Denis BAUPIN. DENIS BAUPIN Bonsoir. ERIC DELVAUX Adjoint Verts à la mairie de Paris. Interdire les voitures sur les quais parisiens, c'est une de vos vieilles revendications. Pourquoi n'avez-vous pas été consulté pour ce projet? DENIS BAUPIN Aujourd'hui, je ne suis plus en responsabilité sur les déplacements dans la capitale. Mais ça fait, comme vous le dites, longtemps que les écologistes proposent de reconquérir les berges de la Seine pour en faire profiter l'ensemble de la population et pas simplement y faire passer des voitures. C'est un site prestigieux qui est classé au Patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Aujourd'hui, le projet annoncé par le maire de Paris, c'est un projet qu'on peut qualifier d'ambitieux et qui, pour nous, va dans le bon sens, même si ce n'est qu'un pas vers cette reconquête définitive. ERIC DEL VAUX Est-ce que le but non avoué, ce ne serait pas finalement de dissuader les automobilistes de prendre leur voiture en créant de nouveaux embouteillages? DENIS BAUPIN Pas en créant de nouveaux embouteillages, pour ça, il faut qu'il y ait un renforcement des transports collectifs, ce qui accompagne ce type de projet. Mais l'idée de tout le monde aujourd'hui, de tous ceux, si on écoute ce que nous disent les scientifiques sur le déréglement climatique, sur la crise pétrolière, sur les questions de pollution de l'air, c'est que, en effet, il faut inciter les gens à passer de l'automobile vers les transports collectifs, c'est inéluctable, c'est un élément qu'il faut mettre en place. Vous constatez d'ailleurs que dans toutes les villes du monde, vous avez cité un certain nombre de villes françaises qui ont reconquis leurs berges, mais aussi, vous regardez ce qui se passe à Londres, ce qui se passe à Rome, ce qui se passe à Berlin, dans toutes les villes du monde, aujourd'hui, on cherche, en effet, à inciter à moins utiliser la voiture, parce que trop de voitures dans la ville, c'est l'asphyxie. ERIC DELVAUX D'accord, mais encore faut-il des moyens pour réguler ce trafic, je parlais de 35 000 véhicules qui roulent sur les voies sur berges chaque jour. Est-ce qu'il y aura, par exemple, des trams pour compenser le trafic? DENIS BAUPIN D'abord, le projet qui a été présenté par le maire de Paris est un projet qui ne va reconquérir que partiellement ces berges de la Seine ... ERIC DELVAUX Quatre kilomètres en gros. DENIS BAUPIN Voilà. Nous, nous aurions souhaité que ça aille au-delà. C'est possible de l'accompagner en matière de transports collectifs parce que la ligne 1 de métro, qui longe la Seine, va être automatisée. La ligne de RER A - excusezmoi, c'est très parisien - qui longe aussi la Seine, elle va passer à deux étages, donc elle va pouvoir accueillir plus de passagers. On peut mettre en place des navettes fluviales sur la Seine. Donc, il y a possibilité de ref,lforcer l'offre de transports collectifs, pas forcément pour que chaque usager-qes voies sur berges actuel aille sur les transports collectifs, mais pour dégager globalement les axes de circulation de Paris, qui permette justement qu'on récupère les berges de la Seine. ERIC DELVAUX Le fait - je reviens à ma première question ~ le fait que les Verts ne soient pas, n'aient pas été consultés pour ce projet, ça ne provoque pas plus d'indignation chez vous ... DENIS BAUPIN C'est-à-dire que nous avons fait part au maire de Paris de notre regret de ne pas avoir été associés. Je pense qu'on aurait pu rendre le projet encore plus écologique qu'il ne l'a été là. Mais le plus important aujourd'hui pour nous, ce n'est pas la question politicienne de savoir si on est associé ou pas. La question, c'est: Qu'est-ce qu'on fait concrètement pour les Parisiens? Qu'estce qu'on fait pour l'avenir de Paris? Nous considérons que là, il Y a un pas en avant qui est significatif, qui, pour nous, est un pas important, qui va changer l'image des berges de la Seine, c'est-à-dire que, dorénavant, on ne pensera plus que c'est une autoroute. Mais que, peut-être, là où on a franchi une marche, peut-être qu'on aurait pu en franchir deux, d'ores et déjà. ERIC DEL VAUX Il faut encore l'aval de la préfecture. Juste une dernière question: C'est à quelle échéance ? DENIS BAUPIN Le maire de Paris a annoncé que ce serait pour dans les deux ans qui viennent. Mais vous avez noté d'ailleurs qu'il y a besoin de l'accord de la préfecture de police, ça, de notre point de vue, c'est quand même extrêmement regrettable. C'est-à-dire que la ville de Paris, alors que c'est la capitale, est la seule ville de France où les élus ne sont pas décideurs sur leur propre voirie. Donc, d'une certaine façon, moi, j'ai le sentiment qu'aujourd'hui, le projet qui a été présenté s'est un peu autocensuré par rapport à l'ambition qu'il aurait pu avoir, justement à cause de ce contrôle de la préfecture de police, dont l'ambition à Paris est surtout de faire passer les voitures. ERIC DELVAUX Ainsi vont les institutions de la capitale. Merci beaucoup, Denis BAUPIN. Adjoint Verts à la mairie de Paris. Pour réécouter : http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=10493
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Jeudi 15 avril 2010 - 11 H 22  | Aucune réaction pour l'instant
Le maire de Paris part à la reconquête des bords de Seine Par Philomène BOUILLON PARIS, 14 avr 2010 (AFP) - Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë s'est lancé à la reconquête des voies sur berge pour redonner aux Parisiens le "bonheur" de s'y promener, avec unpetit tronçon totalement piétonnier, suscitant quelques grincements chez des élus de tous bords. Paris va-t-il -"d'ici deux ans", promet le maire- renouer avec son histoire dont témoigne un cliché de 1900, montrant des promeneurs déambuler nombreux sur les quais, entre guinguettes et bateaux-mouches ? Bertrand Delanoë veut "donner à Paris une occasion de bonheur" en embellissant les abords de son fleuve. Au total 15 hectares, dont 4,5 en bord de Seine, "seront totalement rendus aux usages sans voiture", a-t-il lancé mercredi en présentant son plan d'aménagement des rives, classées au patrimoine mondial de l'Unesco. Il a informé de son projet le préfet de police (qui décide des aménagement des voies), le Port Autonome de Paris et les architectes des bâtiments de France, qui veillent au patrimoine. Actuellement, rive droite (voie Georges-Pompidou), les quais bas ont tout d'une autoroute, coupée seulement l'été pour Paris-Plages. 40.000 véhicules y circulent par jour, 4.000 par heure de pointe. Rive gauche, le trafic est moindre: 2.000 véhicules par heure de pointe. C'est là que le maire propose de fermer plus de 2 km (4,5 ha) aux voitures, entre musée d'Orsay et Pont de l'Alma. La mairie assure que ce changement n'augmentera la traversée de Paris via les quais que de 6 minutes. "Il eut été extrêmement imprudent de (couper) brutalement la circulation rive droite" où "nous recomposons totalement le boulevard urbain", en y mettant des feux tricolores et des espaces piétonniers, argumente le maire. L'Atelier parisien d'Urbanisme (Apur), bureau d'études de la ville, a essayé d'imaginer ce que seraient ces espaces. Une nouvelle promenade serait créée du bassin de l'Arsenal à l'Hôtel de ville, avec barges sportives, café flottant. Rive gauche, une promenade en rivage irait de la Tour Eiffel au musée d'Orsay, avec aussi des barges à thème (marché aux fleurs, jardin botanique). L'UMP-Paris a aussitôt dénoncé un "manque d'ambition" et demandé "des expérimentations" de long terme hors vacances. L'exécutif municipal n'offre "aucune solution alternative en terme de transports en commun", déplore-t-elle. Les élus Nouveau Centre prédisent une "asphyxie" du centre de Paris. Jean-François Martins (Modem) s'est félicité d'un "bon cap à suivre", mais la coupure totale d'un tronçon. Les Verts, alliés du maire, ont rappelé défendre "depuis dix ans cette reconquête des berges" et salué ces "avancées", même si Denis Baupin, adjoint à l'environnement a regretté que la ville "s'autocensure dans son ambition". Les élus PCF voient dans ce plan "une bonne nouvelle". Maire socialiste du IVe, Dominique Bertinotti (Royaliste), a jugé que "ces espaces reconquis ne peuvent pas avoir comme unique vocation la détente et les loisirs": "Les "activités économiques doivent bénéficier de ces aménagements". La concertation est prévue, a promis le maire: première délibération en Conseil de Paris en juillet, précédée d'échanges avec les maires d'arrondissement. Anne Hidalgo, adjointe à l'urbanisme a annoncé un "forum" en ligne où chacun "sera invité à s'exprimer". Estimé à 40 millions d'euros, ce projet devrait être réalisé dans les deux ans, avec une dépense de fonctionnement de 2 millions d'euros par an. phi/mad/cgd/sd  » Lire l'article
Mercredi 14 avril 2010 - 17 H 22  | Aucune réaction pour l'instant
Paris-Plages toute l’année... l’idée vous tente ? C’est un peu dans cet état d’esprit que Bertrand Delanoë a conçu son projet de reconquête des voies sur berge. D’ailleurs pour imaginer à quoi pourraient ressembler les futurs quais bas, le maire a fait appel au scénographe de Paris-Plages lui-même, Jean-Christophe Choblet. Evidemment, les symboles de l’opération estivale, les transats et le sable, ne seront pas forcément de la partie. Mais la même ambiance ludique est recherchée. « Je souhaite que ce soit vraiment des lieux de vie, des lieux de plaisir », a annoncé le maire de Paris en début d’année. Les maîtres mots de Delanoë pour ce projet : convivialité, culture et sport. Sur certains tronçons, la circulation automobile ne sera « que » réduite, mais sur les espaces totalement fermés aux voitures, la ville veut transformer les berges en lieux de détente avec des espaces verts conquis sur le fleuve, des terrasses de café et des terrains de jeux. Avant de se lancer dans cette mutation des quais, il reste un problème de taille à régler : le report des voitures. Le maire a promis d’y réfléchir. Le risque de bouchons gigantesques inquiète certains élus mais aussi les automobilistes déjà coincés quotidiennement. En 2007, des socialistes avaient refroidi les ardeurs des Verts et exigé que les transports en commun soient renforcés avant tout réaménagement des quais bas. Depuis, des projets ont été lancés : en 2012, la ligne 1 du métro sera entièrement automatisée comme Météor, ce qui devrait rendre sa fréquence plus régulière, et des rames à deux niveaux augmenteront la capacité de transport de 35 % sur la ligne A du RER. « Avec ces projets et le renforcement des lignes de bus, l’ouverture des voies sur berge aux piétons est possible », assure le maire adjoint chargé du développement durable, l’écologiste Denis Baupin. Le dernier mot reviendra au préfet de police de Paris qui contrôle les grands axes routiers parisiens.
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Mardi 13 avril 2010 - 10 H 41  | Aucune réaction pour l'instant
La fin des voies express? Bertrand Delanoë va dévoiler cette semaine son plan de reconquête des voies sur berge. Des portions seraient totalement interdites à la circulation, d'autres transformées en "lieux de vie". Bertrand Delanoë avait promis une "initiative forte" pour Paris après les élections régionales: il présentera cette semaine, lors d’une conférence de presse, son projet de "reconquête des voies sur berges". Une annonce qui, il le sait, fera grand bruit bien au-delà du périphérique. Après avoir augmenté les impôts locaux en 2009 et 2010, le maire socialiste souhaite donner une nouvelle impulsion à son deuxième et dernier mandat. La piétonisation, totale ou partielle, des quais bas sera son gros œuvre, cette année. Le dossier a d’ailleurs été concocté, dans le plus grand secret, directement au sein de son cabinet. Les collaborateurs et les adjoints concernés ont reçu l’ordre de ne rien ébruiter pour ne pas atténuer l’effet d’annonce. La conférence de presse ne figure même pas sur l’agenda du maire. Il avait cependant dévoilé lui-même quelques pistes de réflexion lors de ses vœux au Conseil de Paris, en janvier dernier. "Je vous proposerai des orientations et un calendrier pour la reconquête des voies sur berge, pour les Parisiens et pour les amoureux de Paris." Son idée? "Transformer une autoroute urbaine en lieu de vie, avec des espaces où il n’y aura pas de voitures, des espaces où il y aura tout simplement une réorganisation de l’harmonie entre les différents modes de déplacement." Delanoë imagine, "rive gauche et rive droite", des "lieux de plaisir", des "lieux de société urbaine au bord du fleuve", où cohabiteront "convivialité", "culture" et "sport". Conclusion: "Cela va être un cap extrêmement différent, nouveau, enrichissant, par rapport à la mandature précédente." "Il serait même prévu d’installer des feux tricolores" L’idée de fermer la voie express Georges-Pompidou – rive droite – à la circulation automobile n’est pas nouvelle. Elle figure même noir sur blanc dans le Plan de déplacements de Paris (PDP), adopté en février 2007. En 2002, déjà, après la première édition réussie de Paris Plages – qui avait valu une renommée mondiale au tout nouveau maire de "Paris-sur-Mer" –, la mairie avait évoqué la possibilité d’une"piétonisation définitive". Ce qui avait provoqué un tollé à droite et parmi les associations d’automobilistes. C’est Georges Pompidou, alors Premier ministre du général de Gaulle et habitant quai de Béthune, sur l’île de Saint-Louis, qui créa cette voie rapide en 1967, pour répondre à l’augmentation de la circulation. Son slogan était alors: "Il faut adapter Paris à l’automobile." Depuis, la ville et ses habitants ont changé. En 1992, les quais de Seine sont classés au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, du pont de Sully au pont d’Iéna. Aujourd’hui, les élus UMP semblent moins hostiles à la réduction du trafic automobile. Ils mettent toutefois en garde contre les "reports de circulation" et se méfient de "l’idéologie écolo". Les Verts, justement, qui n’ont pas été associés au projet bientôt dévoilé, redoutent des annonces trop timides. En février dernier, ils avaient proposé un vœu au Conseil de Paris pour que les berges soient "rendues aux promeneurs et aux cyclistes" ; ils suggéraient qu’un "grand concours associant architectes, paysagistes et naturalistes" soit lancé pour redessiner le site "reconquis" ; leur vœu a été rejeté par le reste de la gauche et l’UMP. "Je n’ai pas été consulté sur le projet du maire", indique Denis Baupin, adjoint Verts à l’Environnement, anciennement chargé des transports et de la circulation, "mais à ma connaissance, il s’agit d’une reconquête très limitée. Il serait même prévu d’installer des feux tricolores. Je crains que ce ne soit pas à la hauteur…"
Bords de Seine: Delanoë dévoile mercredi son projet d'aménagement (AVANT-PAPIER) Par Philomène BOUILLON PARIS, 12 avr 2010 (AFP) - Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë dévoile mercredi son projet d'aménagement des voies sur berges, qui devrait inclure une piétonisation totale de certains tronçons afin de "redonner la beauté des bords de Seine aux Parisiens et aux amoureux de Paris". Bertrand Delanoë avait promis le 10 mars, en pleine campagne des régionales, qu'il ferait des "annonces" sur le sujet après les élections, tout comme il avait, lors de ses voeux en janvier, annoncé une "reconquête pour les Parisiens des voies sur berges". L'idée étant de "transformer une autoroute urbaine en lieu de vie, avec des espaces où il n'y aura pas de voitures", rive gauche et rive droite de la Seine. Le maire a, depuis son premier mandat en 2001, lancé plusieurs initiatives pour réduire la place de la voiture dans la capitale: le libre-service de bicyclettes Vélib', les subventions aux deux-roues électriques, le projet Autolib', la multiplication des pistes cyclables... Rendre aux piétons les bords de Seine viendrait en résonance de Paris Plages, opération créé en 2002: chaque été, pendant 4 à 5 semaines, 3,5 km des bords de Seine (voie Georges Pompidou) entre Concorde et Marais sont laissés au sable fin et aux parasols. Il s'agira, sans doute de façon plus pérenne, de "réduire la circulation automobile (et), à certains endroits l'enlever" selon le maire qui promet de "réfléchir au report de circulation". "Surtout, mon idée c'est de redonner la beauté des bords de Seine aux Parisiens et aux amoureux de Paris", avait-il dit le 10 mars à RTL. Membres de la majorité municipale, les Verts ont souligné lundi un projet "très important". "Depuis avant 2001, on réclame la fermeture de l'ensemble des voies sur berge aux voitures. On a su que toutes les voies ne seraient pas closes, mais que ce serait un projet ambitieux", s'est félicité auprès de l'AFP Sylvain Garel, co-président des Verts au Conseil de Paris, rappelant toutefois une "contrainte": "Ce sont des voies à compétences partagées avec la préfecture de police, le préfet a un droit de veto". Adjoint (Vert) à l'Environnement, Denis Baupin, qui fut en charge des transports de 2001 à 2008, a déclaré à l'AFP que "le flux automobile sur les berges de la Seine représentait environ 30.000 voitures par jour". "Si l'on veut traiter les choses de façon correcte", il faudra accroître l'"offre de transports collectifs". De son côté, l'opposition UMP a rappelé que "la réorganisation des voies sur berges exige un traitement global de la circulation à Paris". "Or, aujourd'hui, le maire de Paris s'oriente vers la fermeture de certaines voies à la circulation sans avoir même envisagé des solutions alternatives de report de la circulation. C'est un sujet sur lequel nous serons non seulement vigilants, mais surtout ambitieux car la Seine est le patrimoine de tous les Parisiens", a prévenu l'UMP-Paris. phi/cgd/bw  » Lire l'article
Vendredi 9 avril 2010 - 11 H 43  | Aucune réaction pour l'instant
Paris abrite une nouvelle station de contrôle de pollution de l'air et vous êtes peut-être passé à côté sans même vous en rendre compte. Et pour cause: les capteurs et machines sont camouflés ... dans un faux kiosque à journaux boulevard Haussmann (IXe), face au numéro 35.
C'est la trouvaille d'Aiparif pour pouvoir installer son matériel dans le quartier. Les architectes des Bâtiments de France très soucieux du paysage urbain se sont montrés particulièrement exigeants. Pas question de défigurer le boulevard. D'où la solution d'un faux kiosque. A I' intérieur, deux machines ronronnent 24 heures sur 24: une pour mesurer la teneur en poussières (les fameuses particules inférieures à 10 microns) et l'autre pour mesurer les oxydes d'azote. Les capteurs, eux, ont été juchés sur le toit du kiosque. La sixième station au coeur de Paris C'est la sixième station de « proximité» qui est installée au coeur même de Paris. Les autres sont situées sur les Champs-Elysées (VIIIe), près de la porte d'Auteuil (XVIe), rue Bonaparte (VIe), carrefour d'Alésia (XIVe). Contrairement aux stations « de fond» qui mesurent la qualité de l'air ambiant, celles installées à proximité du trafic permettent d'évaluer l'exposition de la population à la pollution atmosphérique. D'où l'intérêt d'en implanter une près des grands magasins: un quartier où la circulation est dense et les piétons aussi. «C'est très important de surveiller le taux de particules fines. D'après l'OMS (Organisationmondiale de la santé), 30000 Français meurent chaque année du fait de ces microparticules », insiste Denis Baupin, l'adjoint au maire de Paris chargé du développement durable. Les premiers résultats récoltés depuis la mise en route des machines donnent des résultats à peu près identiques à ceux relevés à la station Champs-Elysées. Autant dire qu'ils ne sont pas très bons. En 2009, sur la plus belle avenue du monde, le seuil des 50 microgrammes recommandé a été dépassé 96 jours dans l'année alors que, d'après les recommandations, ce seuil ne devrait pas être dépassé plus de 35 jours par an. Si vous voulez savoir ce que vous avez respiré en allant faire du shopping dans le quartier Haussmann, rien de plus simple: il vous suffit de vous connecter sur le site Internet d'Airparif (www.airparifasso.fr). Marie-Anne Gairaud
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Jeudi 8 avril 2010 - 17 H 14  | Aucune réaction pour l'instant
Communiqué de presse du 8 avril 2010 Le démantèlement, avenir de la filière nucléaire française Les Verts ont été auditionné ce matin par la mission Roussely, chargée de l'avenir de la filière nucléaire. Ils y étaient représentés par DenisBaupin, maire-adjoint de Paris et membre de l'exécutif des Verts, Hélène Gassin, Vice-Présidente Europe Ecologie du conseil régional d'Ile-de-France et Bernard Laponche, expert indépendant. La délégation a fait valoir que la politique énergétique française est depuis trop longtemps l'otage de la stratégie industrielle nationale - qui plus est de la seule stratégie de quelques entreprises - alors que c'est l'inverse qui devrait prévaloir : au regard des enjeux énergétiques, il est plus que jamais nécessaire de privilégier une politique de sobriété énergétique et de développement des énergies renouvelables. La délégation a rappelé les raisons de l'opposition des Verts et d'Europe Ecologie à la filière nucléaire : risques d'accidents majeurs, pollutions dans chaque phase (de la mine aux déchets, et dans les transports), déchets dangereux sur le très long terme, risque de prolifération du nucléaire militaire. Aucun de ces problèmes majeurs de la filière nucléaire, identifiés depuis plusieurs décennies, n'ont été résolus. La délégation a par ailleurs mis en évidence la politique de gribouille de la filière nucléaire française : nouveau réacteur EPR prévu à Penly, alors même que le chantier de l'EPR Flamanville soulève de nombreux problèmes (retards, surcoûts, sécurité) toujours non-réglés et que ce dernier devait être un prototype ; guerre intestine entre les grandes entreprises, privées et publiques, de ce secteur ; perspectives de développement de toutes façons limitées par la faible quantité de ressources en uranium (au plus 50 ans au rythme actuel) ; inadaptation du "produit EPR" au marché national ; consanguinité entre la sûreté et la filière ; etc. En conséquence la délégation a proposé de réorienter les compétences et les ressources du secteur nucléaire vers la création d'une véritable filière du démantelement nucléaire (installations et réacteurs), secteur nettement plus porteur à moyen terme que la construction de nouvelles centrales, et permettant de préserver les emplois du secteur. Au niveau mondial, plus de 400 réacteurs devront être démantelés dans les décennies à venir. Puisque la France veut valoriser son savoir-faire à l'exportation, elle dispose, avec son parc sans équivalent, d'une vitrine idéale pour mettre au point une compétence qui reste encore largement à construire au vu des expériences de Superphénix et de Brennilis. Avec une telle orientation, la mission Roussely aurait l'opportunité de permettre à la filière nucléaire de sortir de son aveuglement et de devenir réellement une filière industrielle d'avenir. Les Verts  » Lire l'article
Jeudi 8 avril 2010 - 16 H 20  | Aucune réaction pour l'instant
Nouvelle station de mesure de la qualité de l’air : Airparif renforce son réseau de surveillance le long du trafic à Paris Un kiosque d’un nouveau genre a vu le jour dans le 9e arrondissement: sans journaux mais avec des mesures de qualité de l’air.
C’est une nouvelle station d’Airparif, située boulevard Haussmann (face au n°35) qui est tout à la fois un axe routier majeur au cœur de Paris et une zone commerciale et touristique très fréquentée par le public. Placée sur le trottoir, en bordure de la chaussée, elle mesure en permanence deux polluants caractéristiques du trafic routier : les oxydes d’azote (NOx) et les particules (PM10, inférieures à 10 microns et donc plus petites qu’une cellule). Les premières mesures montrent des niveaux comparables à ceux relevés par la station installée avenue des Champs-Elysées, eux aussi caractéristiques d’une circulation dense et d’une forte activité commerciale et touristique. Ces dernières années, les concentrations de dioxyde d’azote près du trafic sont restées stables, à des niveaux qui excèdent largement les valeurs réglementaires. Elles ont même augmenté sur certains sites de mesure les plus exposés. La situation n’est pas plus satisfaisante pour les particules. Les dépassements concernent majoritairement le cœur de l’agglomération et les grands axes de circulation, là où la population est la plus dense. Pour ces deux polluants, ce sont au total 3 à 4 millions de Franciliens qui sont potentiellement exposés à un air qui ne respecte pas la réglementation. L’amélioration de cette situation est une priorité qui mobilise de nombreux acteurs, et tout particulièrement l’Etat et les collectivités. Les difficultés de réduction des émissions nécessitent en effet de nouvelles actions, surtout pour les particules. Leur définition et leur mise en œuvre s’appuient sur une connaissance détaillée des principaux émetteurs. Dans ce contexte, le développement des connaissances et des informations relatives aux niveaux de pollution à proximité immédiate du trafic automobile auxquels les piétons, les cyclistes et les automobilistes eux-mêmes sont exposés, est donc un enjeu majeur depuis plusieurs années pour Airparif. Il se traduit par le développement d'outils de modélisation, de campagnes de mesure comme celle de la Porte de Gentilly sur le Boulevard périphérique, sur un vélo ou dans une voiture ; mais aussi par un renforcement du réseau de mesure avec la mise en service de stations supplémentaires dans le centre de Paris, en bordure de rues ou de places à fort trafic et très fréquentées. L’installation ou le remplacement d’une station est un processus long qui nécessite plusieurs années. Les premiers tests ayant permis de confirmer l’intérêt de mettre en place des mesures permanentes à cet endroit du boulevard Haussmann, ainsi que sur la place de l’Opéra, remontent à 2006. L’ouverture de cette station a été appuyée par la Ville de Paris et la Mairie du 9ème arrondissement qui ont délivré les autorisations nécessaires. Comme pour l’ensemble des investissements d’Airparif, le financement a été apporté par l’Etat via l’Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), par le Conseil régional d’Ile-de-France, par la Ville de Paris, ainsi que par les industriels au titre de la taxe sur les activités polluantes. Place de l’Opéra, une autre station verra aussi le jour début 2011 pour compléter ce dispositif de mesure et d’information du public. Les résultats disponibles 24h/24 Le réseau de mesure d’Airparif compte maintenant 68 stations de mesure réparties dans toute la région Ile-de-France, dont 50 stations automatiques permanentes. Le choix de leur localisation et des polluants mesurés répond en priorité à des préoccupations de santé publique et réglementaires. Ce dispositif est complété par des outils de modélisation et des campagnes ponctuelles. Dans Paris, le réseau automatique est constitué actuellement de 19 stations : o 6 stations de fond, éloignées du trafic, o 12 stations le long d’axes routiers, dont la moitié sont des stations automatiques, o 1 station d’observation au 3ème étage de la Tour Eiffel. Parmi toutes ces stations, 13 sont permanentes et équipées d’appareils automatiques comme la nouvelle station ouverte boulevard Haussmann. Les 6 autres font l’objet de mesures ponctuelles à l’aide de tubes chimiques. Les mesures automatiques sont effectuées 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Les résultats, y compris ceux de ce nouveau site, sont disponibles en permanence sur le site Internet d’Airparif www.airparif.asso.fr dans la rubrique résultats par station.  » Lire l'article
Mardi 6 avril 2010 - 16 H 16  | Aucune réaction pour l'instant
Vent, soleil, eau… Tablant sur la géothermie et l’hydrologie, les élus parisiens mettent les énergies renouvelables sous-exploitées de la capitale sous les projecteurs. Les toits de Paris bientôt entièrement recouverts de panneaux solaires ? Des éoliennes plantées là où passent les grands courants d’air ? Ou, mieux encore, des hydroliennes – turbines sous-marines – dans la Seine ? Tout cela ne serait pas – tant s’en faut – que de la science-fiction. Les élus de la ville paraissent vouloir faire plus qu’y songer. Et très médiatiquement de surcroît. La première adjointe au maire, Anne Hidalgo, ne cesse en effet d’afficher sa volonté de faire de Paris une cité « à l’avant-garde de l’écologie urbaine ». Elle cite à ce titre les projets déjà en cours, notamment « la géothermie en sous-sol et l’engagement de 200.000 m2 de panneaux photovoltaïques d’ici à 2014 ». Cette transition écologique intervient dans le sillage du plan climat de Paris, adopté en 2007, dans lequel la capitale s’engage à réduire ses consommations et ses émissions de gaz à effet de serre, et à développer les énergies renouvelables. Denis Baupin, adjoint à l’environnement, estime pour sa part que Paris a un potentiel ignoré : « On a du vent, du soleil, de la géothermie en sous-sol, de la biomasse produite par les jardins, on peut méthaniser nos déchets, et même peut-être l’énergie de la Seine. » « Transition verte » Paris recélerait donc des trésors d’énergies renouvelables pour l’instant ignorés ou grandement sous-estimés. Par souci sans doute de concilier théorie et pratique, deux mini-éoliennes ont, pas plus tard que jeudi dernier, été installées sur les hauteurs du parc de Belleville. Il s’agit d’une première en France et d’un tournant pour Paris qui veut accélérer sa « transition verte ». Blanches, d’une taille de 1,60 m sur 1,60 m, elles produiront chacune 15.000 kWh par an, soit l’équivalent des besoins en énergie d’environ six familles, c’est-à-dire une économie de 8 tonnes de CO2 par an. Les Buttes-Chaumont (XIXe) et la butte Montmartre (XVIIIe) pourraient bien, à terme, accueillir également ce type d’installation. Sauf si des opposants venaient y mettre leur grain de sel. Car l’éolien est sporadiquement accusé d’être inesthétique. Et surtout très bruyant…
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