Archives • Décembre 2009
Jeudi 17 décembre 2009 - 17 H 37 | Aucune réaction pour l'instant
Mercredi 16 décembre 2009 - 16 H 50 | Aucune réaction pour l'instant
L'éco-quartier Fréquel-Fontarabie tel qu'il devrait être en 2012 (Vue d'artiste). Crédit : Eva Samuel - SIEMP
L’« éco-quartier » Fréquel-Fontarabie, projet pilote en matière de développement durable, devrait voir le jour fin 2012, à deux pas de la place de la Réunion dans le 20e arrondissement de Paris. Concertation, insertion urbaine, démarche sociale forte et approche environnementale ambitieuse sont les points clés de cet îlot délimité par les rues Orteaux, Fontarabie, Réunion et par le passage Fréquel. Le programme a été récompensé au mois de novembre dans la catégorie « Sobriété énergétique », dans le cadre de l’appel à projets Écoquartiers lancé par le Ministère de l’écologie.
50 € de chauffage par an
L’éco-quartier Fréquel-Fontarabie comprendra 110 logements sociaux (73 logements neufs et 37 en réhabilitation dont un atelier d’artiste), une crèche municipale de 60 berceaux, une PMI, 4 locaux d’activité, un jardin public et associatif de 1000 m2. 70 places de parking seront également aménagées en sous-sol et dans les environs.
Imaginé par l'architecte Pascal Gontier, le bâtiment passif dit lot n°5 sera situé au 3-11 passage, Fréquel. Crédit : Pascal Gontier - SIEMP
Les choix effectués dans le domaine énergétique s’inscrivent dans la démarche du Plan Climat de Paris, avec des consommations d’énergie inférieure à 50 kw/m²/an pour les logements neufs et 80 kw/m²/an pour les bâtiments réhabilités et les équipements. Les 17 logements du bâtiment 3-11 passage Fréquel (Lot 5 sur le plan) dont la construction a déjà commencé, iront encore plus loin dans ce domaine. Le projet est conçu pour atteindre les performances d’un bâtiment passif certifié « Passivhaus » impliquant une consommation énergétique de seulement 15 kw/m2/an grâce aux techniques d’isolation, au triple vitrage des fenêtres, et à un système de puit canadien… Les travaux devraient être terminés en juin 2010. « Le surcoût est d’environ 10% mais il est important d’envisager le passif sur du long terme. En effet, la facture de chauffage s’établira en moyenne à 50 euros par an et par logement », selon Pascal Gontier, l’architecte du bâtiment.
L’insertion urbaine et sociale au cœur du projet
« Le point de départ était la dimension urbaine et sociale du projet, l’écologie s’est adaptée », explique Eva Samuel, architecte coordinatrice du projet, rappelant ici une approche du développement durable au service de l’humain. « Quand nous sommes arrivés, le contexte était tendu à la suite de nombreuses opérations privilégiant une utilisation maximale du foncier. Les associations se sont mobilisées, nous avons eu carte blanche pour repartir sur de bonnes bases ». La stratégie adoptée a été d’éviter la densité, d’offrir des espaces libres et des lieux de convivialité pour que les habitants du quartier puissent se l’approprier. Deux passages publics traversants et une place publique donnant sur la rue de la Fontarabie favoriseront ainsi le passage vers le jardin. Le consensus a été large autour du projet malgré quelques couacs en cours de route. Pour Fabienne Giboudeaux, adjointe au maire de Paris en charge des espaces verts, la concertation sur ce projet est « un exemple de la démarche participative dans le 20e ». Et la mairie du 20e de rappeler : « Fontarabie est le seul écoquartier parisien où l’effort énergétique est présent en rénovation urbaine et en rénovation de bâtiments. »
Voir le plan de l’opération (le bâtiment du 45 rue des Orteaux a récemment été intégré dans le projet, 4 logements y seront réhabilités)
Regarder l’interview de Denis Baupin (élu du 20e arrondissement) sur le réchauffement climatique et sur l’écoquartier Fréquel-Fontarabie : http://www.youtube.com/watch?v=GSxLlPlnDzQ » Lire l'article
Mercredi 16 décembre 2009 - 16 H 23 | Aucune réaction pour l'instant
http://www.mediapart.fr/club/edition/quel-temps-copenhague/article/161209/vraies-et-fausses-solutions
Ici, à Copenhague, le compte à rebours est enclenché. Plus que 6 jours, 5 jours, 4 jours,... La machine infernale est en marche, et bien malin qui aujourd'hui peut prédire à quoi elle aboutira. Toutes les hypothèses restent sur la table : de l'échec complet au miracle inespéré, en passant par toutes les nuances d'accord plus ou moins tiédasse, tant les négociations sont complexes, mêlant tant d'intérêts divergents, de solutions juridiques à inventer, de rapports de force inégaux et d'égoismes souverains.
Plus les négociations piétinent et plus les "side-events" semblent se multiplier. J'assiste à ceux qui concernent les élus locaux, Sommet des Maires, Comité des Régions, etc. La litanie des discours en devient presque oppressante. Tout le monde (même l'OCDE, la Banque Mondiale, et une impressionnante file de multinationales) est devenu "Vert", conscient de l'enjeu climatique... et fait déjà son maximum.
On se demande de quoi osent encore se plaindre le paysan malien qui expliquait ne plus pouvoir nourrir sa famille ou les représentants des îles menacées d'être englouties !
Certes, cela fait longtemps que je ne crois plus au grand soir, qui plus est au grand soir climatique. Certes, je sais que le monde ne change pas en un jour, que les changements se construisent pas à pas. Et à tout prendre, sans doute vaut-il mieux que la Banque Mondiale, l'Ocde, etc. soient aujourd'hui obligés d'inclure le dérèglement climatique dans leurs discours, plutôt que de l'ignorer. Car si l'expérience montre que les actes ne suivent pas toujours les discours, il est certain que sans modification préalable des discours il n'y aura pas de modification des actions.
Mais que de temps perdu ! Que de retard alors que l'urgence à agir est partout proclamée par les scientifiques ! Jour après jour, mon sentiment de malaise laisse place à la colère.
C'est finalement hors des couloirs feutrés du Bella Center qu'on trouve un peu d'air frais. Avec les ONG et les nombreux activistes qui tentent de faire le lien entre le dedans et le dehors du Cop15... mais aussi en regardant le monde réel.
Depuis hier, clin d'oeil du climat, la neige tombe régulièrement sur Copenhague (rappelant opportunément que les logiques climatiques ne sont peut-être pas encore totalement déréglées). Et ce qui frappe le plus l'oeil de l'ancien Maire adjoint aux Transports, c'est, malgré ce climat rude, la profusion de cyclistes bravant la neige et le froid. Plus encore que les jours précédents, cette omniprésence est un réconfort.
C'est l'occasion de rappeler que lors de son dernier Congrès, à la Rochelle, le Club des Villes Cyclables m'a mandaté, en tant que Président honoraire, pour le représenter et porter ses messages à Copenhague. Une tache doublement difficile à remplir : outre l'avance considérable de Copenhague sur les villes françaises (même les plus volontaristes), force est de constater que, au sein du Bella Center peut d'intérêt est accordé aux vraies solutions, aux solutions simples, celles qui font réellement décroître notre empreinte écologique.
N'ayez aucun doute : dans les couloirs du Bella Center, dans les casiers des délégations, dans les publications destinées à la presse, ne manquent les publicités d'aucun constructeur automobile ! Et tous sont des modèles de conversion écologique, tous ont déjà (ou vont avoir d'ici peu) une gamme de véhicules modèles !
Mais on cherchera en vain la réunion, la conférence, le sous-comité, où on mette enfin en accusation la responsabilité du lobby automobile dans le péril climatique.
Revons une seconde qu'on ait consacré aux transports collectifs les milliards de dollars dépensés depuis des décennies pour construire routes et autoroutes, pour chercher et transporter le pétrole, et pour faire la guerre pour le pétrole. Revons une seconde que, comme Copenhague ou Amsterdam on n'ait jamais cherché à éradiquer le vélo de la ville (supposé être un reliquat du passé dans les villes livrées à l'automobile) et qu'on ait réservé les voies nécessaires aux vélos et aux transports collectifs dans toutes les villes (alors qu'aujourd'hui la reconquête de l'espace en ville est un tel combat). Revons une seconde qu'au lieu de construire des voitures toujours plus grosses, plus puissantes, plus énergivores, plus polluantes - et qui organisent la congestion inéluctable des villes - on ait choisi d'adapter l'automobile au besoin réel, avec de petit véhicule, peu polluant, peu consommateur d'espace... sans doute la menace climatique serait elle aujourd'hui moins pressante, sans doute pourrions nous penser léguer aux générations futures des réserves pétrolières permettant de garantir que cette ressource puisse servir aux besoins essentiels, sans doute pourrions nous rêver à ce que l'ensemble des habitants de cette planète ait un accès égal au droit à la mobilité.
Ce n'est pas tant l'automobile qui est ici en question - car elle a constitué une étape du progrès et de la capacité de mobilité de l'être humain - que le système automobile, cette logique omniprésente imposée par le lobby industriel et qui a modelé nos villes, notre économie, y compris nos imaginaires. Et je ne prétends pas ici faire une grande découverte : René Dumont le disait déjà il y a 40 ans ! 4 décennies perdues pendant lesquelles les dégâts se sont déployés à un rythme que même René Dumont n'aurait pas imaginé.
Pourtant, alors que cette logique nous a amené au bord du précipice, les dirigeants du monde continuent de croire que seuls quelques modifications suffiraient de faire face, et à faire confiance aux mêmes lobbies pour apporter les réponses.
Il en va hélas de même en matière énergétique. Là aussi, il est temps de dire que les 4 vieilles énergies (pétrole, charbon, gaz et aussi nucléaire) sont parties du problème et non de la solution : centralisées, basées sur des ressources en quantité limitée, nécessitant des investissements lourds et des réseaux de taille toujours croissante, peu créatrices d'emploi, elles sont les énergies du passé. L'avenir est aux énergies souples, locales, renouvelables, et bien plus créatrices d'emploi.
Là encore, comme dans le domaine des déplacements, le rapport de force au sein de la Cop15 est fondamentalement inégal : les solutions du passé, les fausses solutions, sont omniprésentes, quand les vraies solutions, les solutions du futur sont marginalisées.
Autant de raisons de rester extrêmement vigilants et actifs qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas d'accord de Copenhague !
Denis Baupin
En direct de Copenhague » Lire l'article
Mardi 15 décembre 2009 - 16 H 44 | Aucune réaction pour l'instant
Copenhague commence ici
Vendredi 11 décembre 2009 - 15 H 53 | Aucune réaction pour l'instant
Il paraît qu'il existe encore des « climato-sceptiques »... Ceux-là devraient venir à Copenhague discuter avec les représentants africains, latino-américains, sud-asiatiques. Pas un qui n'évoque les effets du dérèglement climatique, non pas dans 10, 20 ou 30 ans mais aujourd'hui même.
Partout les signaux d'une profonde perturbation des cycles climatiques sont ressentis profondément par les populations, en commençant par les populations rurales, les agriculteurs, les plus vulnérables aux modifications de température, de pluviométrie, de cycle des saisons.
Lors de la rencontre organisée mercredi 9 décembre, par CGLU et ICLEI entre élus français et représentants africains, c'est un paysan malien qui interpellait fortement les dirigeants du monde en demandant « justice » face aux responsables. Et l'élu burkinabé présent n'hésitait pas à rappeler que les effets du dérèglement climatique s'inscrivent sur une longue durée, les premières manifestations remontant aux sécheresses sahéliennes des années 70.
Dès lundi, lors de la rencontre du bureau d'ICLEI avec la délégation nigériane, le délégué n'hésitait pas à déclarer « Africa is dying ! », alertant sur les effets déjà visibles dans son pays, et soulignant à quel point son pays est vulnérable au dérèglement climatique puisque 90% de son activité économique se trouve en bord de mer. Le moindre des paradoxes, dont le délégué était parfaitement conscient, n'est pas que cette économie repose totalement sur le pétrole, celui-là même dont la consommation génère les gaz à effet de serre ! Cercle vicieux dont le Nigéria ne peut évidemment sortir seul.
Le sentiment général de celles et ceux qui suivent année après année les COP sur le climat est bien que la situation a changé. Dorénavant, les représentants de nombreux États ont peur, peur des conséquences du dérèglement climatique, notamment pour leur agriculture et l'alimentation de la population. Certes, dans le stupide jeu de poker menteur auxquels se livreront les États jusqu'à l'accord final, pas question pour la Chine, l'Inde, etc. d'afficher cette « faiblesse » qui devrait les inciter à prendre dès maintenant des engagements plus fort de réduction de leurs émissions de gaz, mais la crainte est perceptible une fois les micros éteints. Ils n'ignorent pas qu'un peuple qui a faim est de loin le plus sûr déclencheur de révoltes qui ont mis à bas des régimes qui semblaient bâtis pour l'éternité.
Les émeutes de la faim, l'an passé, n'avaient certes pas pour seule cause la baisse des récoltes due aux changements climatiques. L'accroissement du prix du pétrole et la part des terres prise par les agro-carburants étaient aussi passés par là. Mais ce n'était qu'une première semonce.
Difficile d'oublier ces visages, dans le dernier film de Yann Arthus Bertrand (dont des extraits furent projetés lors des Journées Parisiennes de l'Energie et du Climat en octobre dernier), de paysans du sud de la planète racontant avec l'émotion de la détresse leur impuissance face à la disparition des équilibres qui fondent leurs systèmes agricoles et la production alimentaire.
Aujourd'hui, lors d’une conférence du mouvement Via Campesina, au KlimaForum (village alternatif où se réunissent les ONG), le mot d'ordre est à la souveraineté alimentaire. Objectif encore plus indispensable aujourd'hui, non seulement pour permettre le développement des agricultures locales, mais aussi pour la survie des peuples.
Pas étonnant dans ces conditions que la question de « l’adaptation » (aux conséquences du dérèglement climatique) soit devenue au moins aussi importante dans la négociation en cours que celle de la « mitigation » (en français l'atténuation du dérèglement climatique par la réduction des émissions). Et ce d'autant plus quand les principales victimes sont les moins responsables des émissions !
Pour autant, les deux sujets sont profondément liés. Comme le déclarait mardi le chef de la délégation suédoise, qui préside l'Union Européenne, face aux ONG, « plus on fera de "mitigation", moins il faudra d'adaptation ». Une traduction à l'ère climatique du « mieux vaut prévenir que guérir » !
Mais qu'attend donc l'Union Européenne pour en tirer les conséquences ? À chaque rencontre avec des représentants de l’UE (1), la pression monte pour que cette dernière reprenne l'initiative et contribue à sauver le Sommet en annonçant unilatéralement qu'elle passe d'un objectif de réduction de 20% de ses émissions à l'horizon 2020 à un objectif de 30% voire 40% comme le demandent certaines ONG.
Las ! Borloo a eu beau déclarer, lundi dernier, qu'il y était favorable. Sarkozy a eu beau le confirmer, mercredi, aux responsables des ONG françaises. Force est de constater que soit les actes ne suivent pas les paroles, soit les le poids de la France dans l'Union est bien moins important que certaines rodomontades voudraient le laisser croire. En tous cas, le conseil européen réuni depuis hier à Bruxelles a échoué à afficher cette ambition et à jouer donc un rôle actif dans la négociation en cours.
Le conseil peut bien annoncer comme une grande avancée l'engagement de 2 milliards par an (jusqu'en 2012) pour financer « l'adaptation », personne ici à Copenhague n'est dupe, surtout quand on compare la somme aux 120 milliards d'euros annuels qui seront nécessaires à terme. Encore une occasion ratée pour l'Union Européenne, trop occupée à discuter avec elle-même, d'être à la hauteur de son ambition déclarée de leadership sur le climat.
Denis Baupin
En direct de Copenhague
(1) J'ai moi-même posé la question à Brice Lalonde, ambassadeur de la France pour le climat, mercredi lors de la rencontre avec les élus français. » Lire l'article
Mercredi 9 décembre 2009 - 16 H 46 | Aucune réaction pour l'instant
France 3 idf : Copenhague / Plan Climat de Paris

Mercredi 9 décembre 2009 - 14 H 51 | Aucune réaction pour l'instant
Pour la première fois à Paris, deux petits engins vont être installés sur le toit de la Maison de l'air.
Cette expérience à caractère pédagogique va démarrer dès janvier.
C'est une grande première : dès le mois prochain, les éoliennes vont faire leur apparition dans Paris. Les premiers engins vont être installés mi-janvier dans le XXe pour six ans, à la Maison de l'air, sur les hauteurs du parc de Belleville.
Que les Parisiens se rassurent : ils ne vont pas trouver du jour au lendemain en ouvrant leurs volets un grand mât avec des pâles immenses juste devant leurs fenêtres. Le fabricant grenoblois désigné par la Ville de Paris, Elena Energie, est au contraire spécialiste du petit éolien.
« Nous avons conçu une technique qui permet d'éviter le bruit»
Des simulations, que notre journal s'est procurées, ont en plus été réalisées pour vérifier la bonne intégration de ces appareils dans le paysage urbain. « En ville, il y a beaucoup de vents perturbés qui changent très vite d'orientation, avec des effets tourbillonnants. Cette activité venteuse nous évite d'avoir recours à des grandes machines encombrantes », explique-t-on chez le spécialiste.
Les futures éoliennes parisiennes auront une longueur de 1,60 m et un diamètre de 1,52 m. Elles seront perchées sur des petits mâts de 2 m sur le toit de la Maison de l'air. « Nous avons travaillé sur trois paramètres l'intégration des appareils aux bâtiments, le système de fixation et... le bruit », explique Frédéric Carré, le président de la société. Les nuisances sonores des éoliennes sont souvent pointées du doigt par le voisinage. « Avec le laboratoire de Grenoble nous avons conçu une technique qui permet d'éviter le bruit », assure ce chef d'entreprise.
Une autre experience menée actuellement dans une ville de province semble satisfaire les habitants. L'entreprise vient d'installer le même matériel dans la ville de Laval, en Mayenne. « C'est une éolienne de ce genre qui alimente les illuminations de Noël depuis quelques jours, explique Frédéric Carré, et à ce jour, nous n'avons reçu aucune protestation des riverains. » Les deux machines qui prendront place sur la terrasse de la Maison de l'air, devraient produire 10 000 kWh par an soit l'équivalent de la consommation annuelle de deux foyers. « Cette énergie produite permettra de réduire la facture de la Maison de l'air. » L'expérience présentée aura aussi et surtout une forte valeur pédagogique puisque de nombreuses visites devraient être organisées avec les écoliers parisiens pour les sensibiliser aux énergies renouvelables.
Les élus devraient valider ce projet lundi au Conseil de Paris.
Marie-Anne Gairaud
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D'autres sites sont déjà à l'étude
Pas de mystère : pour que les éoliennes fonctionnent, il faut qu'elles soient installées dans des lieux balayés par les vents. Les quartiers situés en hauteur sont donc ciblés par la mairie de Paris pour les prochaines implantations. En plus de Belleville, une étude de l' Arène (Agence régionale de l'environnement et des nouvelles énergies), réalisée en 2004, a ainsi identifié les Buttes-Chaumont (XIX e ) et Montmartre (XVIIIe) comme des lieux exploitables. « Il y a aussi les collines de Passy (XVI e) et l'avenue de France (XIII e) », précise-t-on au cabinet de Denis Baupin, adjoint au maire (Vert) chargé du développement durable.
Une nouvelle étude financée par la Ville de Paris est en cours pour évaluer le potentiel des énergies renouvelables dans la capitale : panneaux solaires, éoliennes bien sûr et dans leur version fluviale, hydroliennes plongées dans la Seine ...
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Un lieu dédié à la qualité de l'air
Le site d'implantation des deux premières éoliennes parisiennes n'a pas été choisi par hasard. La Maison de l'air, ouverte en 1992 et située au 27, rue Piat (XX e), est un établissement municipal dédié à la qualité de l'air. Une station météorologique ainsi qu'une borne de mesure des polluants et un terminal d'Airparif (l'organisme de contrôle de la qualité de l'air en Ile-de-France) initient le public aux questions de la pollution atmosphérique.
Il y est aussi question des passagers de l'air (oiseaux, insectes et chauves-souris), du phénomène des semences et des plantes qui confient pollens et graines aux vents ...
La maison perchée sur les hauteurs du parc de Belleville offre en outre une magnifique vue panoramique sur la ville et le ciel parisien.
Entrée gratuite, du mardi au dimanche de 13 h 30 à 17 heures. » Lire l'article
Mardi 8 décembre 2009 - 18 H 37 | Aucune réaction pour l'instant







































































































